PAR NAZIM BRAHIMI
Le procès en appel de l’ancien patron de la police nationale, Abdelghani Hamel, a commencé dans l’après-midi d’hier avec ce qui s’apparente visiblement à une surprise venue de la part du collectif de défense, qui a formulé une demande selon laquelle, «c’est une juridiction militaire» qui correspondrait à l’affaire. «Le principal accusé dans cette affaire comparaît en qualité de général-major», a soutenu l’avocat Allak Kamel, à l’ouverture du procès, réclamant dès lors que l’affaire soit traitée par un Tribunal militaire.
La Cour d’Alger avait condamné Abdelghani Hamel à 12 ans de prison ferme, tandis que ses enfants ont écopé de peines allant de 5 à 8 ans de prison ferme. Lors du procès tenu au mois de juillet dernier, l’ancien DGSN a accusé Ghali Belkecir d’être derrière ses déboires. Il a ainsi déclaré que «c’est Beleksir et ses éléments qui sont derrière cette cabale». Pour rappel, l’affaire a été réinscrite au rôle suite à la décision de la Cour suprême qui a accepté le pourvoi en cassation introduit dans les arrêts rendus par la Cour d’Alger en août 2020.
L’ancien DGSN Hamel, son épouse et ses 4 enfants sont poursuivis pour plusieurs chefs d’accusation, dont «blanchiment d’argent», «enrichissement illicite», «trafic d’influence» et «acquisition d’assiettes foncières par des moyens illégaux». Sont également poursuivis dans cette affaire les deux anciens walis d’Oran, Abdelmalek Boudiaf et Abdelghani Zaalane, l’ancien wali de Tipasa, Ghellaï Moussa, l’ancien wali de Tlemcen, Bensebane Zoubir, ainsi que l’ancien Directeur général de l’Office de promotion et de gestion immobilière d’Hussein Dey (OPGI), Mohamed Rehaimia.
Pour rappel, la Cour d’Alger avait condamné Abdelghani Hamel à 12 ans de prison ferme, tandis que ses enfants ont écopé de peines allant de 5 à 8 ans de prison ferme.
Dans une autre affaire traitée par la Cour de Blida, Abdelghani Hamel a bénéficié de l’acquittement dans l’affaire dite «d’abus fonction». Il s’agit du verdict définitif après l’appel introduit auprès de la Cour suprême qui a accordé le pourvoi en cassation et renvoyé l’affaire auprès de la Cour de Blida. Le Parquet général près la Cour de Blida a requis, le 26 octobre dernier, une peine de 7 ans de prison ferme contre les deux accusés, assortie d’une amende de 500 000 DA et subsidiairement la confirmation de la précédente peine en appel les condamnant à une peine de 4 ans de prison ferme assortie d’une amende de 100 000 DA chacun.
Le procès a été ajourné à deux reprises, la première fois pour la fin septembre dernier, pour absence de témoins, notamment l’ancien ministre, Tayeb Louh, et la deuxième fois au 10 octobre, suite à l’absence des deux principaux témoins dans cette affaire, en l’occurrence Kamel Chikhi, dit «El Bouchi», emprisonné pour son implication dans d’autres affaires, et Tayeb Louh, dont le procès avait lieu (10 octobre) au tribunal de Dar el Beida.
Cette affaire instruite parallèlement à l’affaire de trafic de cocaïne dans laquelle est impliqué Kamel Chikhi remonte à la poursuite, par l’ancien chef de Sûreté de la wilaya d’Alger, Berrachedi (acquitté également par la Cour de Blida) de l’enquête sur le dossier de blanchiment de fonds publics d’une valeur de 125 000 millions DA et le financement de groupes terroristes, impliquant Kamel Chikhi, dit «El Bouchi» après sa présentation (dossier) devant le Procureur de la République, un acte contraire aux lois en vigueur.