Par Nadir Kadi
Le procès en appel de l’ancien Directeur général de la Sûreté nationale (DGSN) Abdelghani Hamel a qui été marqué, mardi, par le prononcé du réquisitoire du procureur général près la Cour de Boumerdès, a pris fin hier. Ce dernier a demandé le «durcissement de la peine pour tous les accusés poursuivis dans cette affaire», alors que le verdict est attendu pour le 20 avril.
Le dossier, étudié de nouveau par la Cour de Boumerdès, implique, pour rappel, l’ancien DGSN mais aussi son fils Chafik et d’anciens responsables de la wilaya de Tipasa. Les principaux chefs d’accusation sont notamment : «détournement de foncier agricole», «dilapidation de deniers publics», «abus de fonction», «trafic d’influence». Des actes, commis alors que Abdelghani Hamel était en fonction à la tête de la Police, entre juillet 2010 et juin 2018, et qui auraient eus pour objectif de bénéficier du pouvoir et de l’influence des agents de l’Etat à l’effet «d’augmenter les prix et modifier la qualité des matériaux, des services et des délais de livraison». Procédure en appel, ouverte le dimanche 3 avril, la décision de réouverture du procès «avec une nouvelle composante judiciaire» intervient, pour rappel, après le pourvoi en cassation interjeté auprès de la Cour suprême à la demande du collectif de défense. Les avocats s’opposent, en effet, au verdict du tribunal de première instance de Boumerdès ; condamnant, le 4 juin 2020, l’ancien DGSN Abdelghani Hamel et l’ancien wali de Tipasa Moussa Ghelaï à 12 ans de prison ferme. Nouvelle procédure, durant laquelle les accusés ont rejeté l’ensemble des charges, le collectif de défense est, en ce sens, intervenu au terme de la demande «durcissement des peines» pour clamer l’innocence des accusés, les avocats affirmant que les décisions prises par les concernés étaient «légales et dans le cadre de la loi en vigueur».
Quant aux nouvelles peines que risquent aujourd’hui Abdelghani Hamel et ses coaccusés, il s’agit selon le réquisitoire du procureur général près la Cour de Boumerdès de la confirmation des «12 ans de prison ferme» contre l’ex-DGSN et l’ancien wali de Tipasa, Moussa Ghelaï. Les peines de «10 ans de prison ferme» contre chacun des ex-walis de Tipasa, Kadi Abdelkader et Layadi Mustapha, sont également confirmées, alors que l’accusé Djamel Kheznadji, ancien Directeur général des domaines de l’Etat, acquitté en première instance, risque aujourd’hui à l’issue du procès, une peine de «5 ans de prison ferme assortie d’une amende de 500 000 dinars». Par ailleurs, des peines de «3 ans fermes» ont été demandées contre Chafik Hamel et Salim Djai Djai, ex-chef de la Sûreté de wilaya de Tipasa. n