La chambre correctionnelle près la Cour de Tipasa a décidé, hier lundi, le report du procès en appel dans l’affaire de corruption à l’Entreprise de gestion touristique (EGT) de Tipasa, à une séance spéciale fixée pour le 26 juin courant. Cette décision a été prise par la présidente du tribunal qui, après convocation de toutes les parties concernées, a annoncé la nécessité de consacrer une séance spéciale au procès, le 26 juin en cours, en raison du «volume» du dossier qui compte 26 accusés, et ce, pour «garantir un procès équitable». Le Tribunal correctionnel de première instance de Tipasa a prononcé, le 18 avril dernier des peines allant d’un an de prison avec sursis à six ans de prison ferme à l’encontre de la majorité des accusés dans cette affaire. Les anciens directeurs généraux de l’EGT Bahlouli Mohamed (2014-2016) et Kaoula Yacine (2017-2020) ont été condamnés à six (6) ans de prison ferme et à une amende de 500.000 DA, pour «abus de fonction, dilapidation de deniers publics, passation de marchés en infraction à la réglementation et octroi d’indus privilèges à des tiers». Le tribunal a, en outre, condamné par contumace l’entreprise portugaise de construction «AKA» à une amende de 5 millions de DA avec exclusion de la procédure de passation de marchés publics pendant cinq ans. Le tribunal a, également, refusé la constitution du ministère du Tourisme et de l’Artisanat, en partie civile, pour manque de capacité juridique. Les anciens cadres centraux à l’EGT, Kaouane Noureddine (directeur des finances et des moyens), Maglati Samia (directrice technique), Abdelhak Saadouni (chef de projet) et Khelifi Hamza ont écopé de quatre (4) ans de prison ferme et d’une amende de 300.000 DA, chacun, pour «dilapidation de deniers publics, abus de fonction, passation de marchés en infraction à la réglementation et octroi d’indus privilèges à des tiers». Les accusés Bar Aziz (président du conseil d’administration de l’EGT de Tipasa), Mansouri Abdelkrim (membre du conseil d’administration), Aglouchi Mohamed (ancien directeur général) et Chiah Rabah (ancien directeur général) ont été condamnés à deux ans de prison ferme et à une amende de 200.000 DA, chacun, pour «abus de fonction». Six autres accusés ont été condamnés à un an de prison avec sursis et à une amende de 100.000 DA chacun, avec leur acquittement de l’accusation de participation au délit de corruption, tandis que neuf autres accusés, dont l’actuel directeur général de l’EGT, Boudouma Mohamed et des directeurs centraux de la même entreprise, ont été acquittés par le même tribunal. Les faits de cette affaire remontent au mois de juin dernier quand les accusés avaient été présentés, par la police judiciaire devant le parquet de Tipasa, pour corruption, concernant des faits remontant à la décennie écoulée et relatifs à un projet de modernisation et de réhabilitation de trois complexes touristiques relevant de l’Entreprise de gestion touristique (EGT) de Tipasa, à savoir le village touristique (ex-CET), la «Corne D’or» et «Matares». (APS)