Le procès en appel de l’affaire «GB Pharma» ouvert dimanche dernier par la justice devrait aboutir dans des délais relativement courts. La première journée d’audience marquée par l’audition des deux principaux accusés, les anciens premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, mais aussi par le réquisitoire du procureur s’est achevée par l’annonce de la date du verdict, normalement fixée au 21 février. Affaire qui retient pour rappel les charges «d’octroi d’avantages injustifiés», mais aussi «de mauvaise gestion» contre les anciens responsables politiques. Il s’agit plus précisément pour la justice d’éclaircir les conditions de l’octroi des avantages fiscaux et facilitations au projet de l’entreprise de fabrication et d’importation de médicaments «GB Pharma», implantée dans la ville nouvelle de Sidi Abdallah. Une entreprise d’autant plus suspectée par la justice qu’elle appartient au groupe Benhamadi, dont l’un des membres était Moussa Benhamadi, ancien ministre de la Poste et des Télécommunications. Un responsable décédé en juillet dernier à la prison d’El Harrach des suites de la Covid-19. En ce sens et bien que les faits ont été totalement rejetés dimanche par les accusés, le procureur de la République a requis des peines particulièrement lourdes, dont 10 ans de prison ferme contre les deux anciens Premiers ministres alors qu’il avait été condamné en premières instance à des peines de 5 ans de prison. Le réquisitoire a par ailleurs demandé 3 ans de prison contre Abdelghani Zaalane. L’ancien ministre des Transports et des travaux publics avait pourtant été acquitté en première instance.