Bonne nouvelle pour les porteurs de projets dans l’innovation ! Les procédures de création de leur start-up se feront en ligne, loin des contraintes bureaucratiques, grâce à une plateforme numérique qui sera effective à partir de ce jeudi.

Le ministre délégué auprès du Premier ministère chargé de l’Economie de la Connaissance et des Start-ups, Yacine El-Mehdi Oualid, a assuré, hier sur les ondes de la Chaîne III, que via cette plateforme, toutes les procédures administratives se feront en ligne pour l’obtention de label, de tous types de financements et des avantages fiscaux et parafiscaux. «La volonté politique de booster la création des start-ups est réelle. Elle se traduit par la création d’un premier département ministériel qui lui est dédié, par l’armada de textes réglementaires en cours de promulgation et par les différents mécanismes de financement, dont un fonds de l’innovation», soutient-il. Mieux, selon lui, l’Algérie affiche clairement son intention de se positionner dans ce secteur au niveau du continent africain. A propos des mécanismes de financement, très flexibles, estime-t-il, son département ressent une grande réceptivité de la part de l’écosystème des start-ups envers le financement participatif, dont d’autres textes de loi seront publiés prochainement. «Des start-ups sont d’ores et déjà lancées grâce à ce type de financement. L’exonération fiscale et parafiscale est aussi un bon point en faveur des startups. C’était un véritable frein à l’entreprenariat auparavant. Grâce à ces mesures, les porteurs de projets et les startups vont se consacrer entièrement à l’innovation», souligne-t-il. Interpellé sur le taux élevé de mortalité dans la communauté des start-ups, le ministre a indiqué que c’est un risque à courir, la création de ces entreprises étant une véritable aventure. «Le taux de mortalité des start-ups est à plus de 85% dans le monde. C’est pour dire que c’est un phénomène naturel. C’est pour cette raison d’ailleurs que le financement des start-ups dans le monde n’est pas édifié sur la base des dettes mais sur le capital risque. C’est sur ce principe que se base le fonds de l’innovation. Grâce à la labellisation, on filtre les projets pour favoriser ceux qui ont une valeur ajoutée innovante», explique-t-il. Le but, poursuit-il, c’est de détecter les futurs champions de l’économie nationale qui pourront générer des milliards de dollars comme cela se passe ailleurs. Après l’annonce, par ailleurs, de la mise en place d’un compartiment à la Bourse d’Alger, des start-ups demandent déjà, selon lui, à être cotées. Ce qui va redynamiser, affirme-t-il, le marché de la finance. «Nos start-ups ont la faculté d’investir dans tous les secteurs même si la prédominance est dans l’économie numérique. Elles peuvent contribuer grandement à booster nos taux d’intégration dans différents secteurs. On dispose d’une jeunesse assoiffée de technologie, d’une part, et de marchés vierges en Algérie comme en Afrique, d’autre part», fait-il savoir, estimant que les exportations dans le secteur des services est une nécessité. «Des start-ups exportent déjà des softwares, des conseils, des services à valeur ajoutée dans les finances, dans la sécurité informatique et dans l’intelligence artificielle, y compris dans les pays pionniers dans ce domaine. On a engagé au niveau de notre département toute une réflexion autour des exportations des services numériques. Les compétences algériennes, surtout, étant reconnues à l’international», confira-t-il. Par tous ces efforts, conclut-il, l’Algérie ambitionne de créer ses propres solutions numériques dans tous les secteurs, ses softwares, ses contenus pour ne plus être dépendante de l’économie numérique importée. <