Les six finalistes du Prix Orange du Livre en Afrique 2021 ont été dévoilés, hier. Parmi les heureux élus, Ahmed Gasmia avec son roman, «les Peuples du ciel», paru en 2019 aux éditions Frantz-Fanon en Algérie. Le lauréat sera désigné par un jury international en juin 2021 et le prix sera remis à Tunis.

Par Leila ZAIMI
L’écrivain algérien Ahmed Gasmia est l’un des six finalistes choisis parmi 74 candidats à la 3e édition du Prix Orange du livre en Afrique 2021. Il est en lice avec le Sénégalais Ibrahima Hane, «l’Ecume du temps», éditions L’Harmattan, la Congolaise Monique Ilboudo, «Carrefour des Veuves», éditions les Lettres mouchetées, la Mauricienne Davina Itoo, «Misère», éditions l’Atelier des nomades, le Tunisien Sami Mokkadem, «le Secret des Barcides», éditions Pop Libris et la Marocaine Loubna Serraj, «Pourvu qu’il soit de bonne humeur», éditions la Croisée des chemins.
Pour choisir les auteurs des meilleurs livres en juin prochain, cinq comités de lecture se sont mobilisés au Cameroun, en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Mali et en Tunisie. Constitués de lecteurs passionnés, ces comités rassemblent des professionnels -critiques littéraires, universitaires, libraires… mais aussi des grands lecteurs salariés du groupe Orange dans ces pays, ont déclaré les organisateurs du Prix Orange, hier, dans un communiqué de presse.
A ce Prix du Roman en langue française, 74 ouvrages ont été présentés par 44 éditeurs issus de 16 pays d’Afrique. Lancé en 2019 avec le soutien de l’Institut français, le Prix Orange du livre en Afrique récompense un roman écrit en français par un écrivain africain, publié par une maison d’édition africaine. Il faut savoir également que le Prix Orange du livre en Afrique s’inscrit dans le cadre des engagements de la Fondation Orange en Afrique visant à accompagner les pays dans leur développement, notamment sur le plan culturel. La Fondation Orange s’engage pour l’insertion sociale et professionnelle des jeunes et des femmes en difficulté. Elle contribue également à la démocratisation de la culture auprès de tous les publics en favorisant l’accès à la musique vocale, aux livres, aux musées, depuis trente ans.

Ahmed Gasmia, un journaliste et un écrivain qui se distingue
Ahmed Gasmia, journaliste de profession, est également auteur de quatre romans, à savoir «Complot à Alger» en 2007, «Ombre 67» en 2014, «Promesse de bandit» en 2018 et «les Peuples du ciel» en 2019. Notre écrivain est aussi passionné de cinéma d’action. Une passion qui transparaît dans ses textes à travers un style d’écriture visuel.
Le roman en question, qui est un texte de science-fiction «remarquable d’originalité et l’un des très rares ouvrages de science-fiction proposés par les éditeurs algériens, conduit le lecteur grâce à une écriture à la fois fluide et visuelle en l’an 2356, à la découverte d’une planète, d’un peuple en constante évolution». Il s’agit aussi de découvrir un conflit religieux et des rapports et interactions entre humains qui rappellent étrangement notre propre société actuelle. L’un des points marquants du texte d’Ahmed Gasmia, un ouvrage déjà très bien accueilli, est de proposer des lectures «entre les lignes» de la façon dont les idées évoluent, de la naissance des concepts philosophiques ou encore de l’engrenage des conflits ou de «l’illusion de puissance», a été présenté par la rédaction de Reporters, le 30 janvier 2020.
Sur ledit roman, M. Gasmia déclare sur nos colonnes : «Je conçois aussi les Peuples du ciel comme un roman qui m’a permis de parler de l’histoire humaine, mais présentée d’une manière un peu spéciale. Le récit se situe, il est vrai, dans le futur, en l’an 2356, mais on y découvre des êtres, des humains à l’état «primitif» et le lecteur peut suivre leur évolution qui ressemble à la nôtre», a-t-il souligné dans un entretien.
Les Peuples du ciel ne sera pas le dernier ouvrage de Gasmia. Ce dernier dit qu’il a en tête un nouveau roman, un récit sur l’Histoire algérienne.