La cérémonie de remise du Prix international Omar-Ouartilane pour la liberté de la presse a eu lieu, jeudi après-midi, au siège de l’ex-chaîne KBC du groupe El Khabar à El-Achour.

Des personnalités du monde de la presse et de la culture, ou encore la moudjahida Louisette Ighil-Ahriz, ont assisté à cette cérémonie de la 18e édition du prix. Dans son discours, la secrétaire générale du Prix, Zakia Ouartilane, a rappelé que le jury s’était réuni, le 29 avril dernier, et qu’il a été décidé, à l’unanimité, de consacrer et récompenser «tout journaliste turc, qui a milité ou milite encore pour la liberté de la presse et pour la démocratie, malgré les persécutions et les provocations du régime», tout en indiquant qu’aujourd’hui, «plus de 160 journalistes turcs sont enfermés en prison». Le prix, réceptionné par le journaliste Kaddour Hamlaoui, membre du jury, sera transmis «symboliquement» au Secrétaire général du Syndicat des journalistes turcs, qui a été désigné pour recevoir ce prix. Le jury, présidé par Zoubir Souissi et composé de Khadidja Bengenna, Segrenna Juliana, Nacer Djabi, Ali Djerri, Zakia Ouartilane, a également tenu à rendre hommage et à récompenser la journaliste du Soir d’Algérie, Naïma Yachir, pour l’ensemble de sa carrière, pour son long parcours, son professionnalisme et son dévouement. Mme Yachir a apporté un témoignage émouvant en évoquant ainsi ses souvenirs de Omar Ouartilane et d’une douloureuse période que celle des années 1990. Par ailleurs, institué depuis 18 ans donc, le prix international Omar-Aourtilane porte le nom du journaliste-cofondateur du quotidien arabophone El Khabar, assassiné en 1995. L’an dernier, le prix de la 17e édition est revenu au journaliste et auteur syrien, Yassin Hadj Salah, responsable du site «El Djoumhoria.net », «connu pour sa défense des libertés et qui a été emprisonné pendant 16 ans pour cette raison».

R. C.