Décerné hier par le président Abdelmadjid Tebboune, le Prix du président de la République du Journaliste professionnel a récompensé une dizaine de journalistes de la presse écrite, de la Télévision et de la Radio, et de sites électroniques d’information.

Par Nadir Kadi
La distinction, qui marque sa 7e édition, est placée cette année sous la thématique de «l’information, entre liberté et responsabilité» ; une occasion pour le ministre de la Communication, Ammar Belhimer, de traduire «la corrélation entre la liberté du journaliste et sa responsabilité collective et professionnelle».
La remise des prix, organisée dans la matinée au Palais du Peuple, a par ailleurs été l’occasion de rendre hommage à la mémoire du journaliste Hafid Azzouz, décédé vendredi. Le président A. Tebboune a également décerné, à titre posthume, la médaille de l’Ordre de mérite national au rang de «Achir» au journaliste Karim Boussalem, disparu le 25 juillet dernier à l’hôpital de Tizi-Ouzou des suites de la Covid-19. Les organisateurs saluent en ce sens un journaliste «… qui a voué toute sa vie au service du journalisme et à sa promotion avec abnégation, professionnalisme et probité, reconnu par tous dans l’accomplissement de ses nobles missions avec objectivité et neutralité, outre ses contributions précieuses pour l’enrichissement du champ médiatique».
«Prix du président de la République du Journaliste professionnel» dont l’attribution coïncide également avec la «Journée nationale de la Presse» (célébrée chaque 22 octobre). La cérémonie, marquée hier par la présence de plusieurs membres du gouvernement et de hauts fonctionnaires de l’Etat, a en substance été qualifiée par Ammar Belhimer d’occasion de saluer l’indépendance et le travail de la presse algérienne : «Cette journée se veut une occasion importante dans le processus d’émancipation de la domination intellectuelle et culturelle aux multiples facettes et méthodes à l’époque actuelle, alors que notre pays fait face à des guerres médiatiques qui ciblent son unité nationale … Mais notre presse a démontré encore une fois qu’elle est le bouclier qui a su contrecarrer avec un haut professionnalisme ces attaques». Le ministre réaffirme dans cette même logique «le soutien de l’Etat» aux efforts des journalistes, ainsi que «son attachement à mettre en place les moyens nécessaires leur permettant de s’acquitter de leurs missions dans des conditions professionnelles idoines».
Distinction destinée à une profession pour laquelle l’Etat accorde une attention particulière, pour preuve, le patronage du prix par le président de la République, mais également la présence, hier, de personnalités de l’Etat telles le président du Conseil de la Nation, Salah Goudjil, du président de l’APN, Brahim Boughali, du Premier ministre, ministre des Finances, Aïmene Benabderrahmane, ou encore le général de corps d’Armée, Saïd Chanegriha, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP). M. Belhimer a en ce sens souligné le rôle que devra jouer la presse algérienne dans les semaines à venir. Une profession «consciente des défis et des enjeux actuels», explique le ministre, et qui «poursuivra son action pour les relever et s’acquitter de son rôle en toute liberté et responsabilité, notamment en prévision des élections locales qui se tiendront prochainement dans notre pays et qui constituent l’ultime jalon dans le processus d’édification d’institutions constitutionnelles, issues de la volonté du peuple et qui le représentent en toute intégrité et démocratie».
Quant aux différentes distinctions du Prix, elles ont pour la plupart été attribuées à des auteurs d’articles ou de reportages sur l’éthique de la profession. Ainsi le premier prix a été attribué au journaliste du journal El Moudjahid Tahar Gaid pour un article intitulé «l’éthique, seul palliatif à une liberté irresponsable». Les journalistes Sabrina Hamdiou et Asma Mnawouar, du journal public arabophone El Massa, ont également été récompensées pour leur travail sur les fausses informations. Plusieurs journalistes de l’audiovisuel ont été distingués notamment Amina Benabedrabou et Asma Torki de l’Etablissement public de la télévision algérienne ou encore Mohamed Ouail, de la Radio Coran, Nacira Gharnati de la Radio d’Oran, et Houda Ghira, de la Radio de Batna. Les prix pour la presse électronique sont pour leur part revenus à Fatima Zohra Amari, journaliste pour le site internet de l’EPTV ou encore à Abdelkrim Lounis du site électronique Nana Tv. <