Le Prix du président de la République du journaliste professionnel pour l’année 2018 portera sur le thème « Vivre ensemble en paix », a annoncé, jeudi à Alger, le ministre de la Communication, M. Djamel Kaouane.

«Je vous annonce officiellement que le thème du prix du président de la République du journaliste professionnel pour cette année portera sur le Vivre ensemble en paix », a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse animée à l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse, qui correspond au 3 mai de chaque année. Ce prix a été institué le 3 mai 2015 par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika et est décerné à l’occasion de la Journée nationale de la presse. Il est à signaler que l’Algérie célèbrera le 16 mai en cours la Journée internationale du Vivre-ensemble en paix après que cette journée a été adopté par les Nations unies le 8 décembre dernier. L’initiative de la présentation de ce projet a été prise et défendue par notre pays lui-même avant l’adoption de cette journée par 193 Etats dans le monde. Commentant le travail de la presse algérienne, M. Kaouane a relevé qu’il était attendu de celle-ci de « défendre l’image du pays tant nous vivons dans un contexte particulièrement délicat », ajoutant que « nous sommes un pays singulier, de par son histoire ». Evoquant l’influence et la prépondérance du net dans le monde des médias, le ministre a souligné la nécessité de gagner la bataille du contenu sur le numérique pour la défense de l’intérêt de l’Algérie. Concernant l’Autorité de régulation de la presse écrite (ARPE), prévue par loi relative à l`information de 2012, M. Kaouane a indiqué que son département avait « énormément progressé » sur ce dossier, précisant que sur le volet institutionnel « tout était prêt », mais il restait à se concerter avec les journalistes pour que l’élection de leurs représentants se déroule dans de « bonnes conditions ». L’objectif de la mise en place prochaine de l’Autorité de régulation de la presse écrite (ARPE), prévue par loi relative à l’information de 2012, est d’œuvrer pour une pluralité de l’information et de veiller à sa diffusion à travers le territoire national, tout en œuvrant pour apporter un plus au paysage médiatique. Revenant sur le travail des chaînes de télévision privées, M. Kaouane a estimé qu’en dépit des « insuffisances », elles représentent un « grand acquis » pour le paysage médiatique algérien, affirmant qu’elles étaient les « bienvenues » pour assurer leur diffusion sur le satellite algérien Alcomsat-1.
Invité à faire sa lecture sur le dernier rapport de Reporter sans frontières (RSF) qui accable l’Algérie, M. Kaouane a affirmé qu’il était « partiel et partial », relevant que RSF « devait plutôt se préoccuper du sort notamment des journalistes palestiniens qui se font assassiner chaque jour ».
Concernant certains journalistes qui se trouvent dans une situation de précarité professionnelle au sein de leurs organes de presse, le ministre a lancé un appel aux éditeurs pour qu’ils accordent la « pleine dignité » aux journalistes. Au terme de la conférence de presse, le ministre de la Communication a honoré des journalistes de la presse nationale à l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse. Auparavant, il s’était recueilli, en compagnie de Lamine Bechichi, ancien ministre de l’Information, et des responsables de médias publics, à la Place de la Liberté de la presse située à Alger-centre, à la mémoire des journalistes assassinés.