La célébration, en ce début du mois de décembre, de la Journée internationale des personnes handicapées a constitué une opportunité pour faire une halte sur ce qui a été accompli et ce qui reste encore à faire en matière de prise en charge et surtout d’intégration sociale et professionnelle de cette catégorie vulnérable, dont les autorités n’arrivent pas à détenir de statistiques fiables.

En attendant d’y parvenir et que cet outil puisse servir à un véritable programme de prise en charge des personnes handicapées, le département de la Solidarité nationale a fait état de 236 établissements spécialisés, 15 annexes d’éducation pour enfants aux besoins spécifiques, 158 centres psychopédagogiques pour accueillir les enfants atteints de handicap moteur. Des acquis auxquels s’ajoutent 46 écoles pour enfants malentendants, 24 pour enfants muets et 8 centres psychopédagogiques pour les enfants atteints de handicap physique.
«Les personnes aux besoins spécifiques bénéficient de différents programmes d’insertion et d’emploi offerts par l’Agence de développement social (ADS) et l’Agence nationale de gestion du microcrédit (Angem), sous la tutelle du ministère de la Solidarité nationale», a-t-on indiqué à l’occasion de la célébration officielle de cette date.
Il a été procédé à cette occasion au lancement de la plateforme «la solidarité nationale à l’écoute» avec l’objectif de fournir un ensemble de prestations sociales gérées par les services du secteur de la Solidarité nationale, notamment en faveur des personnes handicapées. Dans un exposé sur cette plateforme numérique, la sous-directrice de la communication et des systèmes d’information au ministère, Djeddi Doudja, a souligné que cette initiative «s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan du gouvernement, notamment son volet lié à la modernisation et à la numérisation de l’administration, à la simplification et à l’amélioration des procédures administratives et au rapprochement de l’administration du citoyen». Cette application, lancée à l’initiative du ministère de la Solidarité nationale pour signaler les personnes âgées en difficulté, les sans-abris et les personnes handicapées, vise principalement à «mettre en place des mécanismes contribuant à la prise en charge matérielle et morale des groupes vulnérables au sein de la société», a expliqué l’intervenante. Cette dernière a ajouté que «le citoyen peut créer son compte sur cette plateforme numérique pour pouvoir soumettre et suivre ses demandes et recevoir des réponses une fois ses demandes traitées par les services de la Direction de l’action sociale de sa wilaya de résidence». De plus, cette application «prévoit, au niveau de l’administration centrale, un mécanisme de suivi et de contrôle du niveau de prise en charge des demandes des citoyens au niveau local», a relevé la même responsable.
Pour sa part, le ministre de la Solidarité a fait part d’une «nouvelle stratégie nationale pour le renforcement de l’insertion socioéconomique des personnes souffrant de handicap dans le cadre d’une politique visant à promouvoir les droits de cette frange de la société». Le ministre a cité, dans ce registre, «les efforts déployés pour renforcer l’insertion de cette frange de la société, en coordination avec les secteurs concernés et la société civile et la participation des instances onusiennes en Algérie». <