Par Sihem Bounabi
Placer le malade au centre des priorités, œuvrer à renouer le dialogue avec les partenaires sociaux pour une réelle prise en charge des préoccupations socioprofessionnels des travailleurs du secteur et œuvrer à garantir la disponibilité des médicaments au niveau des centres hospitaliers, sont les principaux axes prioritaires de la feuille de route pour la relance du secteur de la santé, a annoncé, hier, le ministre Abdelhak Saihi.
En effet, dans une déclaration à la presse, en marge d’une réunion avec des cadres du secteur et des membres du corps de la Santé, Abdelhak Saihi a déclaré : « Suite aux instructions lors des réunions du Conseil du gouvernement et du Conseil des ministres, nous avons étudié avec les cadres du ministère une feuille de route qui est spécialement orientée et focalisée sur la prise en charge des malades. »
Il a ainsi précisé que cette feuille de route comprend sept axes principaux, dont quelques-uns prioritaires, à l’instar de l’humanisation de la prise en charge des malades et la numérisation du circuit des patients. Soulignant que « nous pensons que plus tard le malade aura une consultation qu’il pourra fixer à partir de chez lui, ainsi qu’une consultation spécialisée». Ajoutant dans ce sillage que «nous allons lever les barrières qui font chaque fois obstacle pour que le malades puissent bénéficier des prestations de service ».
Le ministre de la Santé, reconnaissant les nombreux défis à relever pour une véritable relance de son secteur, souligne que « tout système de santé ne peut être évalué que par l’accessibilité aux soins. C’est seulement lorsque cette accessibilité est assurée que nous pourrions dire que nous sommes dans la performance». Avouant qu’« aujourd’hui, il y a encore quelques difficultés que nous devons lever ».
Le volet de la disponibilité des médicaments et des dispositifs médicaux, au centre de plusieurs polémiques ces deux dernières années, notamment lors de la rupture des anticoagulants en pleine crise de la covid et la rupture de traitements vitaux pour les cancéreux, fait partie des dossiers prioritaires sur lesquels devrait travailler le département de Abdelhak Saihi.
Il a affirmé à ce sujet que «beaucoup de choses ont été conclues avec le ministre de l’Industrie pharmaceutique pour assurer la disponibilité des médicaments et dispositifs médicaux au profit des malades, surtout concernant les produits hospitaliers». De ce fait, en plus des points essentiels liés au service de santé, à l’hygiène hospitalière et à la disponibilité des médicaments, le secteur de la santé s’est mis d’accord avec le ministère de l’Industrie pharmaceutique pour renforcer le stock de la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH) et fournir des médicaments pour toutes les spécialités dans les hôpitaux.
Par ailleurs, après deux années marquées par une rupture de dialogue avec la majorité des syndicats du secteur, le ministre de la Santé a annoncé que son département travaille à ouvrir le dialogue et les discussions avec les partenaires sociaux afin d’améliorer la situation des professionnels de la santé. Soulignant : « Ceci d’autant plus que le secteur est sur le point d’approuver de nombreuses mesures en leur faveur. »
Il a cité à ce sujet le dossier des statuts particuliers, affirmant qu’« une bonne prise en charge sera accordée à cette question».
Concernant, la prise en charge des professionnels de la santé, Abdelhak Saihi a ajouté que «la valorisation des ressources humaines et le renforcement des compétences feront également partie des axes principaux de cette feuille de route ».
Ainsi, le volet du renforcement de la formation, réclamé depuis des années par la majorité des syndicats de la santé, est également classé en tant que priorité. Selon le ministre, « la promotion des compétences est la base de la réussite de toute opération d’amélioration du secteur ».
Lors de la présentation des principaux points de la feuille de route pour la relance du secteur de la santé, Abdelhak Saihi a tenu à rappeler les orientations données par le président de la République Abdelmadjid Tebboune visant « à prendre en charge les préoccupations du citoyen en matière de santé et à lui assurer une bonne qualité de soins ».
Finalement, dans l’optique de concrétiser efficacement cette feuille de route, le ministre de la Santé a appelé «tous les professionnels du secteur à adhérer à l’action collective et à la conjugaison des efforts, en plaçant le malade en tête des priorités et à servir le patient avant tout ». n