Alors que les conséquences économiques de la pandémie mondiale commencent déjà à apparaître, il devient urgent de se préparer à faire face, et cette fois-ci avec ses propres armes. Le gouvernement est visiblement conscient que la situation sera complexe et qu’il faudrait absolument compter sur ses ressources propres afin de sortir indemnes de la crise et se replacer dans une perspective nouvelle. Et c’est déjà de bon augure. La priorité dans l’octroi des contrats devrait désormais être accordée aux nationaux, d’autant que les contrats signés avec des parties étrangères n’ont pas apporté l’escompté transfert technologique. Priorité à intégrer l’intelligence nationale et réduire la dépendance vis-à-vis des prestations étrangères. Lorsque l’on exprime la volonté de donner la priorité au compétences nationales, c’est déjà regarder dans le bon sens. Il s’agit impérativement de limiter le plus possible de recourir à l’étranger et ce dans tous les domaines. Faire confiance au cadre algérien et à l’entreprise locale pour relever le défi. C’est le cas de beaucoup de pays dans le monde. Les grands pays à vocation touristique vigoureusement frappés par les effets de la pandémie tentent d’y remédier en encourageant le tourisme interne. La pandémie de Covid est une occasion idéale afin de mettre en place un plan de développement sérieux qui repose sur les énormes potentialités nationales laissées en jachère. Sauf qu’il faudrait aller dans le sens de l’amélioration du label Algérie et l’amélioration de la qualité de la ressource humaine locale. Mais cet objectif ne saurait devenir une réalité sans donner une importance stratégique à la science et à la connaissance. Sans considérer les questions de recherche et développement comme une nécessité absolue, et ce, au plus haut niveau de l’Etat. Il est vrai que la réalité actuelle de nos écoles et universités ne plaide pas encore à l’optimisme. Mais la prise de conscience est en soit une évolution considérable pour aller de l’avant.