Pays exagérément dépendant des hydrocarbures en matière de ressources financières et d’équilibre économique, l’Algérie l’est sans doute tout autant lorsqu’il s’agit d’évoquer les mœurs de consommation énergétiques qui y prévalent.

Les dérivés du pétrole les plus coûteux dominent sans concurrence aucune cette consommation, aussi bien chez le petit consommateur au niveau des ménages ou dans les stations-service, qu’au niveau des entreprises énergétivores, multiples secteurs et branches confondus.
Certes, la dépendance des énergies fossiles n’est pas propre à l’Algérie. Elle se maintient aussi toujours à l’international, notamment dans les pays où le gigantisme industriel ne pourrait se permettre de continuer à carburer, ni même de survivre en comptant sur un autre mode opératoire de rechange, et moins cher, qui serait mis en branle dans les brefs délais.
C’est dire que les énergies « classiques » ont encore de beaux jours devant elles, et que la planète Terre n’est pas encore prête de tourner sans avoir recours à son sous-sol.
Cette évidence est toutefois loin de constituer une fatalité pour l’humanité, ni d’ailleurs un frein à toute velléité au bénéfice d’une transition énergétique. De nombreux pays développés, et moins développés, ont d’ailleurs mis le cap sur cette transition depuis de nombreuses années, en investissant dans des énergies renouvelables, à des prix nettement plus avantageux que ceux imposés par l’exploitation des énergies fossiles aussi bien pour un pays producteur que pour un autre qui ne l’est pas, mais qui ne pourra s’en passer.
En Algérie, la transition énergétique fait parler d’elle depuis un bon bout d’années, sans pour autant parcourir suffisamment de chemin vers la concrétisation. Et le constat est le même, sinon plus préoccupant lorsqu’il s’agit d’évoquer la consommation de l’électricité du pays et la facture financière qui en découle, mettant en péril l’assise du producteur qu’est Sonelgaz. Et comble du décor, ce sont de lourdes infrastructures comme celles de Sonatrach qui puisent peut-être le plus dans l’énergie électrique produite par le groupe frère Sonelgaz.
C’est dire qu’en plus de devoir diversifier ses ressources hors-hydrocarbures, l’Algérie doit faire de la recherche d’alternatives aux énergies fossiles une priorité nationale.