Jamais, probablement, molécule n’aura autant suscité de polémiques et de débats que ne l’est l’hydoxychloroquine, actuellement au cœur d’une pandémie mondiale inédite. Derniers en date, l’OMS annonce la suspension « temporairement » des essais cliniques avec l’hydroxychloroquine qu’elle mène avec ses partenaires dans plusieurs pays. Par mesure de précaution. Cette décision intervient juste après la publication d’une étude dans la revue médicale The Lancet jugeant inefficace, voire néfaste, le recours à ce procédé ou à ses dérivés contre la Covid-19. Il n’en fallait pas plus pour les adversaires les plus vigoureux de cette molécule et de ses adeptes pour critiquer et vouer aux gémonies ceux qui la préconisent le plus souvent avec succès. Le tiraillement médiatique est tel dans certains pays que les soubassements politiques et d’intérêts financiers ne sont pas loin. Il est clair que cette polémique n’est pas exempte de soubassements politiques, voire d’intérêts liés aux grands groupes de laboratoires de médicaments dans le monde. Ces derniers ne voudraient en aucun cas se voir déclassés face à une pandémie qui secoue le monde entier. Loin de ces préoccupations, il reste tout à fait naturel d’utiliser ce protocole, aujourd’hui, controversé tant que des résultats sont enregistrés. La réalité est telle que la lutte contre une maladie qui menace des millions d’êtres humains ne devrait aucunement faire dans la nuance. Hésiter à utiliser un remède, aussi nuancé soit-il, pourrait relever de non-assistance à personne en danger. Beaucoup de pays africains et arabes, qui ont opté pour l’usage thérapeutique de l’hydroxychloroquine en sont aujourd’hui satisfaits. Les décideurs dans ces pays ont pris leurs responsabilités. Loin des contingences d’ordre polémique. Utiliser les moyens disponibles pour sauver des vies est une question de responsabilité. La pandémie mondiale de coronavirus marquera irrémédiablement le monde de la recherche pharmacologique. Et l’avenir nous dira qui a tort et qui a raison. Et tant qu’aucun traitement efficace ni vaccin n’aura été trouvé les humains auront recours aux possibilités qui s’offrent à eux. Mêmes les plus risquées.