Les médecins résidents tiennent à leurs revendications, et maintiennent la pression qu’ils exercent sans relâche depuis plusieurs semaines sur le ministère de la Santé. Et, visiblement, cette pression, entrée en phase de grève illimitée et de sit-in renouvelés, ne risque de baisser que si les problèmes soulevés par les blouses blanches trouvent solution chez la tutelle.

Toute autre attitude à contre-sens, ou même d’attentisme, émanant du département dirigé par le professeur Mokhtar Hasbelloui ne changera sans doute grad-chose dans cette étape où la protesta des résidents est en train d’emprunter un tournant décisif synonyme d’un cap franchi qui ne permet peut-être aucune manœuvre de ralenti ou de marche arrière. Pour preuve, la nouvelle démonstration de force, et surtout de mobilisation, exécutée hier en chœur par des centaines dé cette frange de médecins à Constantine.
La bastonnade pratiquée la semaine dernière sur des grévistes au CHU de Mustapha Pacha n’a manifestement pas eu pour seul effet de faire des blessés parmi ces derniers. Les coups de matraque auront, en plus de porter à la hausse le taux de sympathie pour la corporation sur la place publique, relayée par les réseaux sociaux, réussi à rendre encore plus incisif le mouvement de protestation en confortant l’adhésion faite autour.
La solidarité qui se tisse autour de la « cause » des médecins et qui contribue à renforcer la pression crescendo exercée sur les autorités donne la nette impression d’être impossible à se renouveler au profit du trio «aile Milat du CNES-UGEL-UNJA» et son appel à une grève ouverte à partir du 14 janvier. Le ministre de l’Enseignement supérieur ne pouvait espérer meilleur renfort pour contester ce projet que le désenchantement des organisations estudiantines agréées ou encore le refus de faire grève d’ores et déjà signifié par le CNES.
Une désolidarisation que Tahar Hadjar ne manque pas de verser au compte de sa démarche, sans pour autant l’avouer explicitement, préférant faire valoir le règlement et les risques encourus par ceux qui continueront à appeler au débrayage dans son secteur.