Le Premier ministre devrait inaugurer, aujourd’hui à l’occasion de sa visite dans la wilaya d’Adrar, un nouveau périmètre gazier nommé « Reggane Nord ». Ce complexe devrait entamer sa phase d’exploitation commerciale comme annoncé.

De bons augures pour le groupe Sonatrach, qui prédit que la production nationale de gaz devrait augmenter davantage à partir de 2019 et 2020, ce qui permettra de dégager d’autres quantités destinées à l’exportation. Cela vient surtout démentir les perspectives inquiétantes de certains experts qui ont averti que l’Algérie cessera d’exporter du gaz en 2017. Que la consommation domestique est arrivée à des niveaux tels qu’il ne reste pratiquement plus de gaz à exporter. Et que l’Algérie risquait de ne pas honorer ses engagements contractuels. De quoi mettre sous pression l’économie nationale particulièrement dépendante. Sonatrach arrive pour l’heure à démentir ces « oiseaux de mauvais augure » en annonçant de façon renouvelée la réception de projets. Ce complexe de Reggane produira, selon les chiffres annoncés, plus de 8 millions de m3/jour et 148 barils/jour de condensat. Cette initiative permettra ainsi d’effectuer les premières opérations d’exportation du gaz produit dans ce complexe. Les réserves de ce site gazier sont estimées à 88,6 milliards de m3 dont 55 milliards sont récupérables. Et une perspective de production de 2,76 milliards de m3/an sur une période de 12 ans. Ce projet d’envergure aura déjà un impact direct sur la dynamique de développement de la région et constituera un répit pour le budget de l’Etat soumis à une pression de plus en plus insupportable. Cependant, la menace de l’après-hydrocarbure n’en reste pas moins pendante. Le gaz, dont le prix est indexé sur celui du pétrole, c’est environ 40% des recettes en devises engrangées à travers les exportations des hydrocarbures.
C’est l’équivalent d’environ 80% du budget d’investissement de l’Etat. Une dépendance périlleuse que même les belles annonces ne sauraient soulager.