Les organisateurs du Tour d’Italie cycliste ont renoncé jeudi dernier au nom de «Jérusalem-Ouest» comme ville de départ de l’édition 2018, parlant à la place de Jérusalem, comme l’exigeait Israël.

Le site internet du Giro en anglais, qui parlait encore d’un départ de «Jérusalem-Ouest» en matinée, affiche désormais «Jérusalem» sans autre mention. Mercredi d’avant, le gouvernement israélien avait menacé les organisateurs du Tour d’Italie de rompre son partenariat si la mention de «Jérusalem-Ouest» était maintenue. Les dirigeants israéliens estiment qu’une telle formulation implique une coupure de Jérusalem entre «ouest» et «est» alors que, selon eux, la ville forme un tout depuis qu’elle a été «réunifiée» avec l’annexion de Jérusalem-Est en 1980. Dans le plan de partage de la Palestine adopté par l’ONU en 1947 et dont le 70e anniversaire vient d’avoir lieu, Jérusalem forme un «corpus separatum» sous régime international spécial, administré par l’ONU. Interrogés sur les raisons du changement d’appellation, les organisateurs du Giro ont de leur côté expliqué que Jérusalem-Ouest avait été initialement retenu pour des raisons «purement techniques», parce que c’est de cette partie de la ville que doit partir la course. Sans commentaire.