«Donner une existence à tamazight dans le champ médiatique national et répondre à une demande de son lectorat», sont les deux objectifs poursuivis par le fondateur du journal «Tiɣremt» connu également pour être l’éditeur du quotidien «La Cité».
Après quelques tentatives de publication du journal en langue amazighe, comme supplément au quotidien La Cité, le collectif rédactionnel est passé à la confection d’un journal totalement autonome du premier après avoir reçu l’agrément de publication et de parution. Le numéro zéro du quotidien est sorti le 22 février, premier anniversaire du Hirak, et a été tiré à 3 000 exemplaires, selon son directeur Fodil Mezali.
Le contenu éditorial de la nouvelle publication quotidienne, dont le siège social est à Béjaïa, porte sur des thèmes aussi divers que le politique, l’économie, le social, la culture et autres domaines d’intérêt général. «Il s’agit d’un contenu qui n’est pas centré uniquement sur la Kabylie, mais sur l’ensemble du pays, nous écrivons en tamazight», précise M. Mezali. «Nous nous adressons aux Amazighs, aux Algériens dans leur langue maternelle», a-t-il ajouté, en exprimant l’ambition d’avoir la meilleure audience possible.
Quid du lectorat ? Le fondateur du journal regrette l’absence de statistiques sur le lectorat en Algérie, que ce soit en arabe, en français et encore moins en tamazight. «Personne n’a de chiffres sérieux sur le nombre de lecteurs de la presse en Algérie», a-t-il souligné. Néanmoins, son expérience nouvelle d’un journal en langue berbère et la façon dont il sera accueilli par le marché lui permettront d’avoir les indications nécessaires au plan de développement qu’il compte mettre en œuvre.
Quant à la ligne éditoriale de ce nouveau-né de la presse, Fodil Mezali, le principal fondateur de ce journal, déclare à Reporters qu’il s’agira d’un quotidien dont la mission principale est de fournir l’information. C’est faire du «journalisme d’intérêt général et national. Nous sommes des gens patriotes, progressistes et militants de toutes les causes justes», a-t-il ajouté. Et de poursuivre : «Nous sommes amoureux de notre pays, de l’identité nationale.»