La Haute instance indépendante de surveillance des élections (Hiise) est prête pour la prochaine élection présidentielle, a affirmé jeudi son président Abdewahab Derbal.

Intervenant à l’occasion d’une journée d’études sur «Les garanties pénales dans la loi électorale», Abdelwahab Derbal a déclaré que la Hiise est «prête» pour cette consultation électorale, relevant qu’«en tant qu’instance indépendante, l’identité des candidats ne nous importe pas autant que la surveillance de l’opération électorale, une mission qui nous est assignée par la Constitution». Soulignant que la Hiise «s’acquittera de son devoir constitutionnel», il a exprimé «l’attachement de son instance à veiller à la conformité de l’opération électorale à la loi».
Interrogé sur d’éventuels «dépassements» qui pourraient se produire avant les élections pour le renouvellement partiel du Conseil de la nation, prévues vers la fin de l’année,
M. Derbal a indiqué que son instance «n’avait reçu aucun signalement à ce sujet», et que, le cas échéant, la Hiise proposerait, à titre d’exemple, «la suspension de l’immunité du candidat ayant remporté les élections et poursuivi pénalement, jusqu’au prononcé du jugement final». Il a rappelé que des cas similaires ont été enregistrés lors des précédentes élections législatives.
Dans le cadre du débat sur le thème objet de la rencontre, qui s’est déroulée en présence de M. Bedoui, ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, M. Derbal, dans son intervention, a estimé que «la fraude dans l’organisation, la parole attentatoire, la tricherie dans le choix sont fatidiques pour l’opération électorale». Il a mis, par ailleurs, en exergue la «nécessité de parfaire et revoir constamment les lois régissant l’opération électorale».
Pour lui, «les lois régissant l’opération électorale nécessitent une amélioration et une révision constante», affirmant que la loi organique 16-10 relative au régime électoral et la loi 16-11 relative à la Hiise «sont encore loin de répondre aux attentes du fondement constitutionnel de l’article 194 de la Constitution relatif à la création et aux missions de la Hiise». Les juristes qui ont participé à cette rencontre ont estimé, pour leur part, que le développement du régime électoral est «la voie idoine pour promouvoir la démocratie», relevant le fait que «les crimes électoraux discréditent grandement l’opération électorale et impactent la participation politique»