Quinze formations politiques se sont rencontrées, hier au siège de l’Alliance nationale républicaine (ANR), à Alger, pour «affirmer» leur appui à «la poursuite de l’œuvre» du président de la République en briguant un cinquième mandat. Parmi ces partis, l’ANR de Belkacem Sahli, El Karama de Benhamou, le parti du Renouveau algérien (PRA) de Kamel Bensalem, le Mouvement pour la jeunesse et la démocratie(MJD) de Chalabiya Mahdjoubi, mais également de petites formations à l’instar du PC, MEN, PGD, PED,  Djazair El Ghad et PKA. Le secrétaire général de  l’ANR, Belkacem Sahli, hôte de la rencontre a prononcé un long discours au cours duquel il a réitéré son appel à un cinquième mandat du président de la République tout en expliquant les raisons de cet appel. «La direction du parti réitère son soutien et son appel au président de la République pour continuer à diriger le pays et en vue de faire face à trois défis : préserver les acquis concrétisés, renforcer l’Etat de droit et de loi, transcender les insuffisances, réajuster le processus du développement national et diversifier l’économie nationale», a lancé d’entrée Belkacem  Sahli. Et pour cause il estime qu’il n’y a pas d’alternative dans le contexte actuel et Bouteflika est la personne toute désignée. «Bouteflika est le garant de la stabilité et de la paix», a lancé sur un ton ferme le premier responsable de l’ANR avant d’affirmer que «la continuité de Bouteflika à la tête de l’Etat va permettre une plus grande stabilité institutionnelle et sociale, mais aussi d’approfondir les réformes engagées au cours de ses vingt ans de règne». L’ANR, selon lui, veut la poursuite par le président Bouteflika de sa mission à la tête de l’Etat par «souci de stabilité économique et sociale». Le secrétaire général de l’ANR relève dans ce sillage que l’Algérie est le seul pays de la région où le «Printemps arabe n’a pas réussi». «C’est une très bonne chose et cela grâce à la politique de gouvernance du chef de l’Etat, qui a su rester à l’écoute de la rue algérienne et répondre aux préoccupations des citoyens». Par ailleurs, il a annoncé le lancement en septembre prochain d’«une initiative politique pour la stabilité et à laquelle adhèrent les partis soutenant le président de la République». En parallèle, il a fait état de la mise sur pied par son parti d’une commission nationale de préparation de la prochaine élection présidentielle. Les représentants des autres formations sont également intervenus à l’instar de Benhamou du parti El Karama, qui déclarera que «nous sommes tous redevables au président. C’est pour cela que nous l’appelons à continuer à gérer le pays». «C’est un effort supplémentaire que nous demandons à notre cher président de fournir à un moment où le pays a tant besoin de lui», poursuit Benhamou, qui appelle à grossir les rangs des soutiens au président.

De son côté, le représentant du PRA a estimé que «le président de la République n’a pas de pareil, c’est le seul apte à diriger le pays». Selon lui «sa campagne électorale doit être à la hauteur de sa grandeur».  Le représentant du MJD appelle les citoyens  «soutenant le président à faire campagne pour réussir sa réélection». Par ailleurs, les participants à la rencontre ont signé une plate-forme dans laquelle ils rappellent les principales réalisations du président et appellent à la continuité.