PAR NAZIM BRAHIMI
C’est de plus en plus la mise en branle du processus électoral en vue des législatives anticipées du 12 juin prochain, dont la révision des listes a été achevée, en attendant que s’installe le décor de la compétition.
Mais, parallèlement à ce processus, le président de la République Abdelmadjid Tebboune poursuit ses consultations avec les formations politiques. C’est dans ce cadre qu’il a reçu, hier, au siège de la Présidence trois responsables de parti politique. Il s’agit du secrétaire général du Mouvement Ennahdha, Yazid Benaïcha, du président du parti El-Karama par intérim, Mohamed Daoui, et du président du Front national algérien (FNA), Moussa Touati, selon un communiqué de la Présidence.
Si ces formations ne peuvent se targuer de compter un bon ancrage populaire, elles comptent, cependant, parmi les partis qui ont figuré dans l’Assemblée dissoute ; une présence parlementaire que ces partis veulent rééditer à l’occasion du prochain scrutin.
Pour cette échéance, l’option de participation a été retenue par l’ensemble des partis politiques, à l’exception du RCD et du PT qui ont annoncé leur boycott.
En effet, les patrons des partis de l’alliance présidentielle, FLN-RND-TAJ, sont d’ores et déjà à l’heure des préparatifs du scrutin au moment où le quatrième membre de cette alliance, le MPA, peine à se donner une existence et des ambitions politiques depuis l’incarcération de son fondateur Amara Benyounès, pourtant sorti de prison depuis quelques mois.
Du côté des islamistes, on se dirige vers une forte participation de ses différents représentants bien que le FJD d’Abdallah Djaballah maintient le suspense.
«Le climat politique dominant dans le pays, actuellement, permet la tenue des élections législatives prochaines, en concordance avec les aspirations et la volonté du peuple», a estimé, le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abderrezak Makri.
Ce dernier a appelé à «se ranger du côté de la volonté du peuple et laisser les élections se dérouler selon cette volonté», soulignant l’importance de rester «ralliés autour de l’intérêt de la nation et dévoués à nos martyrs, tout en oeuvrant pour l’évolution et la prospérité de notre patrie».
Pour Makri, les prochaines législatives «constituent une occasion pour l’Algérie de réaliser le développement et la prospérité, tout en souhaitant que ce scrutin soit «un point de départ vers de meilleurs horizons, où les droits seront consacrés».
Récemment, c’est le parti de Talaia el hourriyet qui a fait part de sa décision de prendre part à cette échéance dans ce qui sera sa première expérience dans la course à l’hémicycle Zighout-Youcef. «Cette décision découle de la conviction du parti que les élections étaient le meilleur moyen pour sortir de la crise», a déclaré, le président de l’instance chargée de la gestion du parti, Reda Benouenane, à l’issue de la réunion de la session extraordinaire urgente du Comité central du parti, tenue au siège national du parti, à la demande des deux tiers de ses membres.
Pour sa part, Jil Jadid, dont ce sera également une première expérience, le rendez-vous est une opportunité pour bâtir de nouvelles institutions, estimant que celles en place jusque-là «n’ont aucune crédibilité ni aucune légitimité», jugeant nécessaire d’aller vers «des institutions propres qui ont une légitimité», relevant que celles en place «représentent l’ancien régime de Bouteflika».