Par Yazid Miloudi
Les jours passent, et l’annonce officielle de l’«émergence» de la quatrième vague du Covid-19 est devenue imminente. Les deux ministres concernés directement par la pandémie ne cessent de lancer l’alerte. Le ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid l’a répété à plusieurs reprises lors de ses dernières sorties médiatiques. Celui de l’Industrie pharmaceutique en fait de même. Sa visite d’inspection, le week-end dernier, de trois entreprises privées a été une occasion pour Benbahmed de revenir sur les préparatifs de son département pour affronter la 4e vague de la Covid-19. Le ton était loin d’être alarmiste. Selon lui, la fabrication de dispositifs médicaux, de pansements et de masques de protection est suffisante. Il a d’ailleurs donné (pour les masques de type KN95 et pour le cas de l’entreprise «Lyn pansements») le chiffre de 14,4 millions d’unités. Pour l’oxygène, le ministre de l’Industrie pharmaceutique a affirmé que la capacité nationale de production atteindra, à partir de mars prochain, 900 000 litres par jour. Même, le fameux médicament utilisé dans le traitement des complications liées à la Covid-19, Varenox, qui était en rupture de stock lors de la seconde vague de l’été dernier, serait dorénavant disponible. Chiffres à l’appui, il a précisé que les quantités produites actuellement sont l’équivalent de cinq fois plus que ce qui a été consommé durant les trois précédentes vagues.
Ainsi, et en se référant aux chiffres de Benbahmed, l’Algérie serait prête. Toutefois, cela reste bien insuffisant pour pouvoir affronter ce qui semble inéluctable. Il y a par exemple la question de savoir si les hôpitaux seront capables de supporter un grand nombre de patients.
D’autres inconnues sont encore mises sur la table. Il y a ainsi le risque d’un autre confinement qui pourrait être appliqué si la situation sanitaire s’aggrave. Le pays pourra-t-il résister aux conséquences qui en découleront ? Et qu’en est-il de la troisième dose de vaccin ?
Cette période d’attente annonce d’ores et déjà une 4e vague pleine d’incertitudes. La peur prend de l’ampleur.