Il a soutenu que l’ensemble des structures sanitaires réservées pour l’opération de vaccination à travers le territoire national, entre polycliniques, établissements hospitaliers spécialisés, établissements hospitaliers, établissements publics de santé de proximité et autres sont prêtes. Il en est de même pour les équipes médicales devant s’occuper de la vaccination et qui n’attendent que l’arrivée de l’antidote, selon les déclarations du Pr Rahal sur les ondes de la Radio nationale.
A propos des équipes médicales, le Dr Djamel Fourar, porte-parole du Comité scientifique, a annoncé le lancement, cette semaine, de l’opération de formation des responsables encadreurs de la campagne de vaccination. «Ces encadreurs se chargeront ensuite de former d’autres personnels du secteur au niveau local», a-t-il précisé, réitérant que la campagne de vaccination «sera lancée avant la fin du mois de janvier en cours avec la vaccin russe Spoutnik V qui sera administré en deux doses avec un intervalle de 21 jours».
Outre les 500.000 doses du vaccin russe Spoutnik V, l’Algérie devra, également, réceptionner un vaccin chinois durant le mois courant. Selon le Dr Mohamed Bekkat Berkani, président du Conseil national de l’Ordre des médecins, il s’agit, selon toute vraisemblance, du «vaccin chinois Sinopharm, qui est un vaccin classique», basé sur la technique du virus inactivé, donc ne pouvant plus se répliquer dans l’organisme, mais conservant sa structure et faisant réagir le système immunitaire lorsqu’il est inoculé chez le patient. C’est la méthode classique de fonctionnement des vaccins.
Sinopharm est un antidote qui est d’abord «classique», comme ceux que l’Algérie a l’habitude d’utiliser, outre le fait qu’il soit «facile d’utilisation» et que les conditions de sa conservation (entre 4 et 8 degrés Celsius) et de distribution correspondent au système sanitaire en matière vaccinale du pays, a précisé Dr Bekkat Berkani, qui est également membre du Comité scientifique, soulignant que «le choix s’est porté sur des vaccins sûrs, efficaces et adaptés à l’Algérie».
Il convient de noter que dans la short liste établie par le Comité scientifique pour l’acquisition des antidotes contre le nouveau coronavirus figurent le vaccin russe ainsi que deux vaccins chinois, en plus de celui d’AstraZeneka et deux autres laboratoires. Les deux vaccins chinois qui sont commercialisés actuellement et dont plusieurs pays ont commencé à inoculer à leurs populations sont Sinopharm et Sinovac, d’où la probabilité que le deuxième vaccin en provenance de Chine que l’Algérie pourrait acquérir pourrait être Sinovac. Pour l’heure, les discussions se poursuivent avec le côté chinois pour les quantités à importer, a indiqué Dr Lyès Rahal, qui a réaffirmé la volonté de l’Algérie de vacciner entre 60 et 70% de sa population afin d’atteindre l’immunité collective.
Outre la Chine où les vaccins ont déjà été administrés à la population, parmi les pays qui les ont utilisés on retrouve la Turquie et les Emirats arabes unis et parmi ceux qui en ont passé commande il y a la Hongrie, le Pérou, le Parkistan, l’Egypte, la Jordanie.
Détaillant le plan de vaccination qu’il a qualifié de «flexible et modulable», Dr Fourar a assuré que «tout le monde est prêt» pour mener à bien la campagne, d’autant plus que les vaccins choisis par l’Algérie sont «traditionnels, avec le même fonctionnement que ceux auxquels elle s’est habituée car n’ayant pas subi de manipulation génétique». En plus de la «logistique disponible» liée à la chaîne de froid, les structures de santé où aura lieu la vaccination sont au nombre de 8000 et sont tous rodés à la vaccination, a-t-il soutenu, précisant que «d’autres lieux pourront être mobilisés au niveau des hôpitaux, si nécessaire». De même que des équipes mobiles se déplaceront dans les zones enclavées et difficiles d’accès pour faire bénéficier l’ensemble de la population du vaccin. Il a fait savoir que toute personne vaccinée sera dotée d’un carnet de vaccination qui pourrait, à l’avenir, être exigé par certains pays lors de déplacements à l’étranger». Autant dire que la vaccination qui n’est pas obligatoire pourrait le devenir. n