Installée le 12 décembre dernier, après moult tractations et altercations politiques, l’Assemblée populaire de wilaya (APW) de Chlef a tenu, jeudi, sa première session plénière extraordinaire.

Le président d’APW, Mohammed Touil, a présidé la session inaugurale dédiée au règlement intérieur de l’APW, à la désignation des vice-présidents et la constitution des commissions.
M. Touil, cadre supérieur dans l’administration douanière et tête de liste du RND à l’APW de Chlef, ayant succédé à Hadj Zorgui, président sortant d’obédience FLN, a souligné dans son allocution sa volonté de conjuguer les efforts de tous les élus pour œuvrer au bien-être de tous les Chélifiens et de booster le développement local sous toutes ses formes. Il a également mis en évidence sa détermination de travailler en étroite collaboration avec tous les élus quelle que soit leur appartenance politique, ainsi qu’avec les autorités locales. Il convient de rappeler que le wali de Chlef fut le grand absent de la première session de la nouvelle assemblée de wilaya.
Cependant, selon le président d’APW, l’absence du premier responsable de l’exécutif est motivée par sa visite de travail et d’inspection dans la daïra de Boukadir. « Je tiens à vous préciser que nous étions contraints de choisir cette date pour respecter les délais impartis accordés par le ministère de la tutelle. Il ne faut pas non plus oublier que l’APW de Chlef a accusé un grand retard dans l’élection de son président et l’installation de ses structures. Quant à M. le wali, il a reçu une invitation officielle mais ses engagements l’ont empêché d’être parmi nous aujourd’hui. », tient à préciser M. Touil en réponse à la question de Mohammed Mehenni, membre d’APW d’obédience FLN.
Par ailleurs, la désignation et l’élection (vote à main levée) des trois vice-présidents permanents, à savoir Ahmed Douma Bouthiba du RND, Maâmar Turki du Front El-Moustaqbal et Noureddine Benyoucef du MSP, ainsi que celle des deux vice-présidents non permanents, Anissa Baâdoud et Abdelkader Baâdj, ont fait l’objet d’une vive contestation des élus du FLN et du MPA.
L’élection des vice-présidents était houleuse suite au mécontentement des élus du FLN et du MPA qui, selon leurs représentants, étaient marginalisés des structures de l’Assemblée. «La tenue de cette session extraordinaire ainsi que l’élection des vice-présidents ne sont pas conformes à la loi en vigueur, à savoir les articles 17 et 34 du Code de wilaya. Pourquoi vous nous avez exclus des consultations du choix des vice-présidents ? », s’interroge M. Mehenni. Le vote a été marqué par de vives altercations, injures et vociférations de la part de certains élus FLN. De plus, les élus du FLN et du MPA, soit la coalition opposante à la coalition du RND-MSP-FM, ont accusé haut et fort le président d’APW d’avoir fait bénéficier les élus sympathisants des postes de vice-présidents et des postes de présidents de commission de l’Assemblée.
Non contents de cette situation et dénonçant ce qu’ils qualifient « d’hégémonie » et de marginalisation faite par le P/APW contre la coalition opposante, les élus du FLN ont décidé de quitter la salle avant même la levée de la séance. Pis, ils ont quitté la salle avant l’intonation de l’hymne national de clôture.
Le mécontentement des élus du FLN témoigne également d’une crise interne au sein des trois mouhafadhas du FLN.
Initialement, c’était Ouezzan Mohammed qui était désigné par les trois mouhafadh à la tête du groupe des membres d’APW du FLN avant qu’une deuxième correspondance, signée par huit membres, ne soit parvenue au P/APW désignant l’ex-P/APW, Zorgui Hadj.