Arsenal retombe dans ses travers. Les Gunners ont été battus 2-1 sur la pelouse de Newcastle, hier, alors qu’ils restaient sur trois succès de rang. Alexandre Lacazette avait pourtant ouvert le score. L’équipe d’Arsène Wenger ne compte plus que deux points d’avance sur Burnley, septième et premier club en dehors des places européennes.

L’international algérien, Islam Slimani, a joué une demi-heure. Il a remplacé Dwight Gayle à la 63e minute. Il a aussi écopé d’un carton jaune (90’+1) pour perte de temps.
Arsenal ne sait plus gagner à l’extérieur en Premier League. En 2018, tous leurs déplacements se sont soldés par une défaite et le voyage jusqu’à St James’ Park pour y défier Newcastle n’a pas dérogé à la règle devenant petit à petit une malédiction.
Alors qu’Alexandre Lacazette avait ouvert le score pour les Gunners, les hommes d’Arsène Wenger ont été rattrapés par leurs démons, en l’occurrence leur fébrilité défensive. Ayoze Pérez et Matt Ritchie ont renversé la vapeur et permettent aux Magpies d’enchaîner une quatrième victoire de rang en championnat. Le maintien est tout proche.

Le film du match
Arsène Wenger saura sans doute tirer les enseignements du match entre Arsenal et les Magpies, conclu par une défaite pour les Gunners, la cinquième de suite hors de l’Emirates Stadium. A savoir qu’il y a peut-être un avenir pour le duo Lacazette/Aubameyang, titularisé pour la première fois cette saison. C’est en effet sur une passe du Gabonais que le Français a pu concrétiser l’entame d’abord très appliquée des Londoniens (0-1, 14e). A savoir aussi qu’Arsenal est encore coupable de trop de passivité derrière pour rêver en grand comme l’autoriserait son glorieux passé.

Arsenal voyage mal
Car, en face, Newcastle a suivi sa partition à la lettre. Très reculés et décidés à bien défendre, les Magpies ont fait mal aux Gunners par des ballons dans le dos des défenseurs. Ce n’est pas toujours passé mais l’une d’entre eux a permis à Ayoze Pérez d’égaliser sur un centre de Andre Yedlin coupé au premier poteau (1-1, 29e). Après la pause, Arsenal n’a jamais vraiment su réagir et s’est fait piéger en manquant de mordant sur un dégagement, Matt Ritchie, décalé par Pérez, ayant redonné l’avantage aux siens (2-1, 68e). Un avantage qui aurait pu être encore plus important si Kenedy n’avait pas touché la transversale (75e) et si Pérez n’avait pas trouvé le petit filet sur une frappe excentrée (77e). Déjà passés tout proche de la correctionnelle face au CSKA Moscou en Ligue Europa, les Londoniens n’ont pas retenu la leçon. Désireux d’assurer leur place dans le top 6 de Premier League, ils doivent maintenant regarder dans le rétroviseur, Burnley ne pointant qu’à deux petits points. Au passage, Arsène Wenger n’avait jamais connu une telle série noire à l’extérieur et elle pourrait bien sonner le glas de ses espoirs européens pour la saison prochaine.