Catastrophique en début de saison et ne comptabilisant pas le moindre point après trois journées, Arsenal a depuis relevé la tête et n’a plus connu la défaite. Cinquièmes de Premier League, les Gunners et Mikel Arteta ont déjà oublié ce retard à l’allumage.
«Je ne pense pas que le club, dans son histoire, ait été confronté à quelque chose comme ça. Nous devons relever le défi. Le championnat n’est pas décidé en août, le classement non plus. La pire chose que vous puissiez faire est de jeter l’éponge. Nous n’allons certainement pas le faire. Vous devez comprendre la situation dans laquelle nous nous trouvons. Il nous manque neuf joueurs et c’est difficile. Ce ne sont pas seulement neuf joueurs ce sont de gros, gros joueurs», lâchait Mikel Arteta le 23 août dernier après une défaite 2-0 contre Chelsea.
Les Gunners qui avaient auparavant manqué leur premier match contre Brentford (2-0) puis ont été ridiculisés par Manchester City (5-0). De plus en plus contesté, le technicien espagnol qui a certes remporté la FA Cup 2020, mais qui a aussi terminé deux fois huitième de Premier League se devait de faire mieux. Rapidement mis sur le banc des accusés, il a mangé son pain noir comme ses hommes. Depuis, le contenu s’améliore et les résultats aussi. Avec deux victoires à l’arrachée contre Norwich City (1-0) et Burnley (1-0), les Gunners ont lancé leur saison lors du North London Derby contre Tottenham. Avec une victoire solide 3-1 et certains joueurs qui ont émergé, une colonne vertébrale s’est affirmée.

Une équipe est en train de se créer
Dans les buts, Aaron Ramsdale a mis au placard Bernd Leno et multiplie les prestations remarquables. En défense, la charnière Ben White – Gabriel Magalhães prend en épaisseur alors que l’étonnant Takehiro Tomiyasu a fait son trou. Devant, Alexandre Lacazette semble retrouvé et épanoui dans un rôle de neuf et demi-dix en soutien de Pierre Emerick Aubameyang tandis que Bukayo Saka et Emile Smith Rowe apportent le danger et s’occupent de la partie créative. Alignant 10 matches de suite sans défaite avec 8 victoires et 2 nuls toutes compétitions confondues, Arsenal monte tout doucement en puissance et pointe désormais au cinquième rang à trois points du podium et à six points du leader Chelsea.
Une belle trajectoire alors qu’il y a encore deux mois le départ de Mikel Arteta semblait inéluctable. Le coach espagnol a conservé le soutien de son groupe à l’image d’Emile Smith Rowe remarquable depuis le début de la saison (4 buts et 2 offrandes en 10 matches de Premier League.

Liverpool en test véritable
Ce dernier n’hésitait pas à témoigner son enthousiasme après la rencontre : «nous avons travaillé très dur, c’était très important, nous avons obtenu trois points aujourd’hui. Je pense que nous avons toujours cru en nous-mêmes et en nous-mêmes. Il s’agissait juste de former une équipe et nous sommes une telle famille. Nous aurions dû marquer beaucoup plus de buts, mais aujourd’hui, il s’agissait d’être constant.»
Un enthousiasme partagé par Mikel Arteta, qui vivait son centième match sur le banc londonien : «je suis ravi, car je pense que nous montrons beaucoup d’engagement dans chaque action défensive que nous menons ainsi que dans l’organisation. Évidemment, vous devez bien défendre, mais encore une fois en Premier League, toute action peut vous causer un problème, n’importe quel coup de pied arrêté, c’est une équipe dangereuse et heureusement, nous avons gardé la cage inviolée et obtenu les trois points. Gagner avant la trêve internationale est toujours génial, cela maintient l’élan, l’ambiance est bonne avec les joueurs qui doivent être ici, il y a de bonnes vibrations.» De retour dans la course aux places européennes, Arsenal a totalement changé une saison qui débutait de manière cauchemardesque. Cela tombe bien, Arsenal se déplace pour affronter Liverpool le samedi 20 novembre. <

Zinedine Zidane de plus en plus loin de Manchester United
Si Ole Gunnar Solskjaer a semblé confiant concernant son avenir sur le banc de Manchester United, les médias anglais parlent de plus en plus sceptiques quant à l’avenir du technicien norvégien, et les noms mentionnés pour lui succéder pleuvent. Parmi eux, on y trouve celui de l’ancien entraîneur du Real Madrid Zinedine Zidane, qui ne serait pas prêt à reprendre du service chez les Red Devils.
Pire même : selon les informations de la presse outre-Manche, l’arrivée du Ballon d’Or 1998 à Manchester semble quasiment impossible. En effet, le champion du monde 1998 ne devrait pas retrouver le banc d’une équipe si ce n’est l’équipe de France ou un club avec un projet cohérent. D’après les bookmakers, Zidane serait le deuxième favori pour reprendre les rênes de Manchester United derrière l’entraîneur anglais Brendan Rodgers, sous contrat avec Leicester jusqu’en 2025.