La tension continue de monter en Angleterre. Touché de plein fouet par la vague Omicron, le championnat de Sa Majesté a vu son calendrier être totalement chamboulé. Obligée de reporter plusieurs rencontres en raison de la prolifération de cas positifs, la Premier League a toutefois décidé de continuer à jouer. Conséquence : les rencontres reportées alourdiront obligatoirement le calendrier de la deuxième moitié de saison. À l’heure où le sujet de la cadence infernale imposée aux joueurs fait débat (notamment avec la possible création d’un Mondial tous les 2 ans), Pep Guardiola commence à en avoir marre.
« Les joueurs et les managers tous ensemble ont besoin de faire une grève ou faire quelque chose parce que les mots seuls ne suffiront pas. Cela ne va pas être résolu parce que pour l’UEFA, la FIFA, la Premier League, les diffuseurs, les affaires sont plus importantes que le bien-être des joueurs. Ici, chacun décide pour lui-même. Nous parlons de bien-être des joueurs, peut-être que les associations de joueurs devraient dire : «OK, nous ne jouons plus tant que nous n’avons pas résolu cette situation.» »

Le retour aux 3 changements l’agace
Et si le Catalan est si remonté, ce n’est pas uniquement à cause du calendrier infernal qui attend les clubs de Premier League suite au report de nombreux matches ou de la volonté de l’UEFA et de la FIFA d’alourdir encore le calendrier international à cause de leurs guerres intestines (Mondial tous les 2 ans contre une Ligue des Nations avec des équipes sud-américaines). Là, c’est le retour aux trois changements (au lieu de 5) qui agace l’Espagnol.
« Nous parlons du bien-être des joueurs, mais c’est le seul pays qui n’accepte pas cinq remplacements. Nous n’en avons que trois. Pourquoi ? C’est beaucoup mieux pour tout le monde avec le nombre de matches auxquels nous jouons tous. Mais la Premier League ou les clubs ont décidé de ne pas le faire. » En effet, 14 des 20 clubs de Premier League devaient voter pour le maintien des cinq changements pour que la règle perdure. Mais les petites écuries ont fait barrage, indiquant que ces cinq changements favorisaient surtout les grands clubs dotés d’effectifs plus conséquents.