Son visage ne nous est pas inconnu. Depuis plusieurs mois, le Public Investment Fund, le Fonds public d’investissement d’Arabie saoudite (PIF) tentait de racheter Newcastle. En vain. À l’époque, les soucis entre l’Arabie saoudite et le Qatar (dossier BeoutQ) ainsi que les accusations d’organisations humanitaires empêchaient toutes négociations possibles avec la Premier League. Et à chaque fois, cette association d’investisseurs (PIF, PCP Capital Partners et RB Sports & Media) était représentée par un seul visage dans la presse anglaise : celui d’Amanda Staveley.

Ex-compagne du Prince Andrew
Depuis, la réconciliation entre Qataris et Saoudiens a, comme par magie, résolu tous les problèmes et le PIF est, depuis vendredi dernier, le nouveau propriétaire des Magpies, un club racheté à hauteur de 352 M€. Une belle victoire pour Staveley qui avait essayé de racheter seule le club anglais via sa société PCP Capital Partners. Depuis, la presse adore fantasmer sur le futur visage des Toons. Skysports annonce d’ailleurs que Staveley, nommée directrice générale du club, devait rencontre l’entraîneur Steve Bruce hier ainsi que les joueurs. Et selon les médias anglais, l’un de ses premiers choix sera peut-être de limoger Bruce. Mais qui est cette nouvelle figure forte de la Premier League ? Amanda Louis Staveley est née le 11 avril 1973 dans le Yorkshire. Âgée de 48 ans, elle est mariée au businessman britanico-iranien Mehrdad Ghodoussi, après avoir été l’ancienne compagne du prince Andrew au début des années 2000. Ce qui a marqué le début de sa notoriété en Angleterre où les tabloïds ne l’ont pas ratée. Désormais détentrice de 10 % des parts de Newcastle via sa société PCP Capital Partners qu’elle a créée en 2005 et qui est basée à Dubaï, Staveley a une fortune personnelle est estimée à 110 millions de Livres Sterling, soit près de 130 M€. Mais avant d’en arriver là, Amanda Staveley a su tisser sa toile en étant celle qui murmurait à l’oreille des riches investisseurs du Golfe.

La femme de confiance des riches investisseurs du Golfe
À 18 ans, elle refusa de poursuivre ses études de commerce à l’université de Cambridge pour ouvrir un restaurant grâce à un prêt de 180 000 livres. C’est à partir de là qu’elle a commencé à construire son réseau avec le Moyen-Orient. Son but était clair : faire fi des tensions entre certains pays et convaincre les investisseurs de la région de placer leur argent à l’étranger. Aujourd’hui connue pour ses liens forts avec le Moyen-Orient, elle a signé plusieurs coups d’éclat, notamment en 2008. Cette année-là, elle a aidé Khaldoon Al Mubarak à racheter Manchester City. Mais ce n’est pas tout.
Elle a aussi joué un rôle, important dans les 7,3 milliards de livre sterling investis par plusieurs fonds d’investissement du Golfe pour le sauvetage de la banque Barclays, durement frappée par la crise économique de 2008. Depuis cet épisode, elle est d’ailleurs en conflit avec l’institution bancaire. La raison ? Staveley estime que le montant de la commission perçue (38 M€) est trop bas par rapport aux sommes perçues par d’autres intermédiaires. Enfin, en 2016, elle était également l’alliée de riches Émiratis pour racheter Liverpool en échange d’un chèque de plus d’un milliard d’euros. En vain. Mais ce n’était que partie remise… n