L’Organisation nationale de développement économique (Onde) a organisé, hier, le premier Forum international sur l’investissement, à l’hôtel El Aurassi (Alger).

Placé sous le haut patronage du président de la République Abdelaziz Bouteflika, ce forum a eu pour thème « la continuité, découvrez des partenaires et opportunités d’investissements en Algérie ».

Ces opportunités se trouvent, entre autres, dans l’agroalimentaire, le tourisme, le BTPH, l’import-export, la santé, les technologies de l’information et de la communication et la formation. Ces activités ont été fortement représentées durant cette manifestation qui a vu ses organisateurs mettre en exergue l’atout « attractivité » de l’Algérie en matière d’investissements. Ces derniers ont insisté notamment sur la position géographique et une situation sécuritaire avantageuse, des coûts du travail et d’énergie très réduits, des richesses naturelles ou encore des infrastructures qui, selon eux, font du pays une destination non négligeable pour les investisseurs.
Intervenant lors de cette rencontre, Abderrahmane Benkhalfa, consultant économique et financier et ancien ministre des Finances, a indiqué que
« l’Algérie a connu l’un des processus de développement les plus soutenus dans le temps et les plus étendus dans l’espace », soulignant que « tous nos territoires, même les plus reculés sont maintenant viabilisés et disposent des utilités et services publics ». Les pays qui n’en disposent pas sont « confrontés à des fractures territoriales et sociales très contraignantes », a ajouté M. Benkhalfa.
En outre, « le programme présidentiel et les politiques publiques ont solidifié les mesures de protection et de solidarité sociale et encouragé fortement l’émergence de l’économie des services, indispensable pour valoriser et commercialiser notre offre locale, excédentaire dans certaines filières », a-t-il poursuivi. Toutefois, l’ex-ministre des Finances n’hésitera pas à évoquer le manque de visibilité en matière de communication commerciale qui, a-t-il regretté, impacte négativement le climat des investissements de l’Algérie et réduit sensiblement de son attractivité économique.
De son côté, Rachid Tridi, consultant en management d’entreprise et droit social, a estimé que « la coopération internationale, notamment sur le plan africain et arabe, doit se baser sur cette règle du gagnant/gagnant », ajoutant qu’« en ces temps de crise, l’Algérie a grand besoin d’organiser ce genre d’événements qui constitue une opportunité aux entreprises nationales qui pourront bénéficier de partenariats ». Ceci leur « permettra également de chercher des marchés pour l’exportation de leurs produits », a expliqué M. Tridi. Le marché algérien est « très prometteur » et les « opportunités sont là », a-t-il ajouté, soulignant que le secteur économique peut constituer un « bon filon » pour les entreprises étrangères. «Aujourd’hui, notre pays est un vaste marché en pleine mutation et ce grâce aux efforts consentis par les pouvoirs publics, notamment en investissements dans l’infrastructure», a-t-il encore soutenu. n