L’association pour la sauvegarde du patrimoine auressien a organisé le Premier  Festival national de poésie chaouie, du 6 au 7 mai, à la Maison de la culture Ali-Souaihi de Khenchela. Le président de l’association

, Mohamed Salah Ounissi, poète et chercheur dans le patrimoine amazigh, déclare : «Nous organisons ces journées consacrées à la poésie  pour metttre en relief un patrimoine et un répertoire poétiques des plus riches dans la région de Khenchella. Nous avons aussi décidé de rendre hommage à un pilier de la chanson chaoui et de la poésie auressiene, en l’occurrence Aïssa Brahimi, pour son répertoire et ses contributions. » La manifestation de deux jours, qui s’est clôturée, hier, a été marquée par la participation d’une trentaine de  poètes venue  de plusieurs wilayas, dont Béjaïa, Tizi Ouzou,   Tébessa, Oum El Bouaghi, Batna, ainsi que l’organisation d’un concours poétique.
Le poète Bachir Ajroud, un des trois membres du jury de cette compétition,  explique que « cette rencontre n’est autre qu’une réelle contribution à la richesse de la culture amazigh dans sa diversité, et une manière de passer le témoin à la jeune génération. Une jeunesse qui montre de grandes capacités, quant à la création poétique dans la langue maternelle ».
Pour sa part, Ilhem Aïb, une jeune poétesse de Khenchella, confie : «Je suis à ma neuvième  participation dans ce genre de compétition. J’ai eu déjà des prix grâce à des poèmes en chaoui dont je suis l’auteure. » Ajoutant : «J’espère voir plus de poétesses à ce genre de rencontres  qui n’est pas un domaine réservé seulement aux hommes. » <