Dans son rapport sur l’évolution de l’économie algérienne, la Banque mondiale exprime bien du pessimisme. L’avenir est loin de s’annoncer reluisant selon un tableau peu engageant. L’inflation menace sérieusement notre économie qui entamerait une tendance alarmante. Avec les conséquences inéluctables qui suivront ces prédictions si elles venaient à se vérifier dans les faits.

Y aura-t-il plus de pauvreté en Algérie à l’avenir, à cause, notamment de la hausse du chômage et de l’augmentation de l’inflation ? L’institution financière de l’ultralibéralisme estime qu’il ne fait plus de doute sur cette finalité. Ses prédictions reposent sur les éléments qui fondent l’économie actuelle en transition infinie.
A l’évidence, le chômage qui touche inégalement les différentes régions du pays reste une tendance toujours difficilement maîtrisable.
La Banque mondiale signale dans son rapport des disparités régionales toujours importantes, notamment dans le Sahara où le chômage représente le double du taux national, et dans les Hauts-Plateaux, où il avoisine le triple du taux national. L’érosion du pouvoir d’achat des Algériens, l’augmentation du chômage et la forte inflation qui menace ne feront qu’entraver l’action du gouvernement pour juguler la crise financière. Notamment en ce qui concerne la diminution des dépenses publiques et le rééquilibrage des finances publiques, que les autorités envisagent vers le milieu de 2019. Ces prédictions inquiétantes des institutions de Breton Woods n’augurent rien de bon pour une économie de plus en plus fragilisée par sa dépendance aux marchés des hydrocarbures. Cependant, avec ses moyens effectifs et des efforts de rattrapage, l’Algérie pourrait bien faire mentir ces tendances annonciatrices de complications économiques et réaliser des résultats positifs. Il s’agit seulement de réorganiser son économie autrement. Et faire preuve de cohérence. C’est cela le véritable déficit.