Hier, samedi, à Constantine, le chef du Parti du renouveau algérien (PRA) a annoncé la participation de sa formation aux prochaines élections législatives anticipées. Kamel Bensalem a déclaré lors d’une réunion de cadres de wilayas de l’est du pays (Batna, Guelma, Skikda, Mila et Tébessa) que son parti est «définitivement prêt» pour ce rendez-vous électoral. «Notre objectif majeur est de concrétiser le changement, de répondre aux aspirations du peuple et d’assurer la sécurité et la stabilité du pays», a-t-il affirmé. Il a insisté sur la nécessité de « consolider la cohésion nationale pour faire face aux différents défis, au vu des crises auxquelles le pays est confronté». Depuis plusieurs années, le PRA a disparu des radars et a perdu de l’image qu’il avait au sein du paysage politique national, au temps de sa fondation durant les années 1990 par Noureddine Boukrouh et durant les premières années de la décennie 2000. De quel poids dispose-t-il aujourd’hui ? Réponse difficile à une question que ne semble pas se poser l’actuelle direction du parti pour qui il s’agit d’«adhérer massivement à ces élections afin de permettre au peuple d’élire librement ses représentants». C’est en tout cas l’appel lancé par M. Bensalem aux partis et aux associations, préconisant la constitution d’une «force composée de personnalités compétentes, d’universitaires et de représentants de la société civile qui prendra en charge les revendications du Hirak…».