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Le professeur Adda BOUNEDJAR a bien voulu nous accorder un entretien entre deux ou trois événements… Infatigable, débordant d’énergie, le jeune professeur donne l’impression de ne pas vouloir s’arrêter…
Le 06 février 2020, il organise l’assemblée générale ordinaire de la Société algérienne de formation et de recherches en oncologie (SAFRO) qu’il dirige et à la tête de laquelle il a été réélu pour une période de 3 ans. Le lendemain, il participe à la 11e journée de « l’Année sénologique Afrique du Nord » et le surlendemain, on le retrouve aux « Cours de Neuro Oncologie ». Nous avons discuté avec lui de cancer, de formation, de moyens mis en œuvre… Entretien.

Reporters : Beaucoup d’Algériens n’osent pas parler de cancer quand ils en sont atteints, ils préfèrent dire «cette autre maladie». Le cancer est-il une maladie infâmante ? Une maladie qui fait peur ?
Pr Adda BOUNEDJAR : C’est vrai qu’il y a un problème avec cette maladie. On n’ose effectivement pas la nommer. On ne le fait pas beaucoup plus par peur, comme si on voulait conjurer le sort. Les Algériens assimilent, à tort, cette maladie à la mort. Le cancer est pourtant la seule maladie chronique qui peut être guérie. A titre d’exemple, celui qui a une hypertension artérielle (HTA) sera toute sa vie hypertendu. Il en est de même de quelqu’un atteint de diabète, il le sera pour la vie… Le cancer est maîtrisable aujourd’hui. La guérison peut être totale (plus de 95%) pour certains types de cancers lorsqu’ils sont pris à temps, à des stades précoces de la maladie (I et II par exemple). On peut guérir d’un cancer du sein, du côlon ou d’une autre localisation aujourd’hui…

Quelles sont les causes du cancer ?
Les causes du cancer sont multiples et différentes. On ne peut parler de causes directes cependant. Disons plutôt des facteurs de risques. De nombreux facteurs sont responsables du cancer : les facteurs génétiques à hauteur de 10%, le régime alimentaire, le surpoids et l’obésité, les radios ionisantes et les facteurs hormonaux… Le tabagisme qui fait des ravages en est un. Il l’est à hauteur de 90% des cas de cancer du poumon. Lorsqu’un individu fume un paquet de cigarette pendant 10 ans, on considère qu’il y a risques, que le tabac est un facteur de risques… Le tabagisme est d’autre part responsable des cancers du larynx et de la vessie. Il concerne aussi bien les fumeurs actifs que ceux qui le subissent, les passifs, enfants, femmes, hommes qui vivent avec le fumeur actif…

Vous citez l’alimentation comme facteur de risque dans la survenue du cancer. Elle y est dans quelles proportions ?
Il y a 50 000 nouveaux cas de cancer par an. Les cancers colorectaux viennent en 1re position. Ils sont les 1ers chez l’homme et les seconds chez la femme. Oui, l’alimentation y est assurément pour quelque chose, les cancers colorectaux sont intimement liés à ce que nous consommons. En fait, notre alimentation n’est pas saine, elle a beaucoup changé durant les 20 dernières années. Nous avons pris de nouvelles habitudes, de mauvaises habitudes… Nous mangeons dans les fast-foods, nous ne prenons pas de légumes, pas de fruits et nous n’exerçons aucune activité physique…
Nous sommes loin des recommandations de l’organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui préconise la consommation de 5 à 7 fruits et légumes par jour et une alimentation riche en fibres…
Un autre cancer lié à l’alimentation est en train de monter, c’est le cancer gastrique. Il a fait son entrée dans le top 5 des cancers les plus répandus en Algérie et est classé 5e. Il y a quelques années, le cancer gastrique ne figuraient même pas parmi les 15 premiers cancers…
Outre l’alimentation, le manque d’activité physique est un facteur de risque qui a son importance. Selon une étude anglaise publiée récemment, des malades atteints de cancers soumis à une activité physique régulière, une marche de 1000 pas par jour au minimum, ont vu leur survie s’allonger par rapport aux malades inactifs… C’est un cercle vicieux en fait, un malade qui n’exerce pas d’activités physiques parce qu’il n’en ressent pas le besoin ou qu’il est alité, ne s’alimente pas et tombe dans la dénutrition. Cela finit par affecter sa survie…

Quelles précautions faut-il prendre pour éviter le cancer ?
Pour le cancer, il y a deux axes, la prévention et le dépistage.
La prévention, c’est d’abord l’alimentation saine est équilibrée, l’activité physique et la lutte contre le surpoids et le tabagisme. Concernant ce dernier point, des lois visant l’interdiction de fumer dans les lieux publics ont bien été promulguées, mais sans succès jusqu’à présent puisque nos concitoyens continuent à le faire sans égard pour les non-fumeurs et leur santé… Sachant que la cigarette est responsable du cancer du poumon, du cancer des voies aérodigestives supérieures (VADS) et du cancer de la vessie, l’enjeu est de taille. Une petite précision pour expliquer le cancer de la vessie qui peut sembler sans rapport avec le tabagisme : l’élimination des déchets se faisant par les urines, des dépôts de nicotine s’entassent sur la vessie provoquant une irritation puis un cancer…
Aux Etats-Unis, la prévention primaire associée au dépistage précoce a permis une réduction de la mortalité de l’ordre de 15%, entre 1994 et 2005.
En matière de dépistage, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) préconise un programme ciblant 5 cancers : les cancers du col, du sein, de la peau, les cancers colorectaux et le cancer de la prostate. Pour ce dernier, il n’y a pas de dépistage de masse, il est plutôt individuel. Au-delà de 50 ans, le sujet sain peut se présenter chez son médecin et demander à faire un dosage PSA (Antigène Spécifique de la Prostate) et un examen urologique chez un urologue. Pour le cancer du col utérin, le travail de prévention est fait avec les sages-femmes, le dépistage avec les gynécologues grâce aux frottis que ces derniers prélèvent. Les cancers de la peau ne sont pas très répandus dans le pays.
Le plus important reste le cancer du sein. Ce dernier ne bénéficie cependant pas d’un programme national. En fait, il n’y a pas de programme national établi. Il y a juste quelques centres pilotes comme Laghouat… Au-delà de 40 ans, une femme doit faire une mammographie tous les 2 ans …
Pour les cancers colorectaux, enfin, la réalisation d’un test immunologique est recommandée pour les gens de 50 ans et plus. Le test en question permet de déceler la présence ou non du sang dans les selles…

Le citoyen se plaint du manque de place dans les hôpitaux, de l’espacement des rendez-vous. Pourquoi est-il si difficile d’avoir un rendez-vous dans des délais acceptables, voire standards ?
Des efforts ont été faits notamment en oncologie médicale, en chirurgie et en anatomie pathologique (anapath). Il y a maintenant plus de 60 unités et services d’oncologie médicale dans le pays avec plus de 1000 oncologues répartis sur le territoire national. Les rendez-vous de chimiothérapie, de mammographie, d’oncologie en général ne dépassent pas les 2 semaines (entre 8 et 15 jours). Pour une chirurgie, 1 mois au maximum et pour des comptes rendus d’anapath, 4 à 6 semaines (45 jours). Ces délais sont tout à fait acceptables au regard des traitements préconisés et des délais qui existaient avant…
Il y a cependant un problème au niveau de la radiothérapie. Les rendez-vous continuent à être longs et difficile à avoir. Cette situation n’est pas acceptable. En dépit des efforts réalisés en matière de radiothérapie avec l‘ouverture d’un centre à Oued Souf et d’un autre à Sidi Bel Abbès à la fin de l’année 2019, en dépit du nombre d’accélérateurs, étatiques ou privés, acquis (40 à 45 à travers le pays alors que les normes mondiales établissent 1 accélérateur pour 1 million d’habitants), les délais des rendez-vous relatifs à la radiothérapie demeurent très longs. Pour 2020 par exemple, il faut attendre une moyenne de 6 à 9 mois…
Il y a aussi un problème de maintenance et un manque de machines (accélérateurs) notamment dans le centre du pays où vit une importante population. A Blida, Alger, Tipaza, Tizi Ouzou, seuls 3 services sont opérationnels, l’un à Blida, l’autre, tout récent, à Tizi Ouzou et le 3e au niveau du CPMC d’Alger… pour une population qui avoisine les 9 millions ! Nous n’arrivons pas à gérer le flux des patients et à donner des rendez-vous dans les délais…
Il est clair qu’on ne peut continuer ainsi.
Il faut réorganiser la carte sanitaire nationale, notamment celle qui concerne la radiothérapie…

Un traitement à la chimiothérapie ou à la radiothérapie dans de telles conditions est-il efficace ? Que préconisez-vous pour sortir de l’impasse ?
Lorsqu’un maillon de la chaîne manque, on ne peut parler d’efficacité. On ne peut s’attendre à une guérison aussi. Le traitement doit se dérouler dans toutes ses phases, dans les délais requis. Un traitement complet est nécessaire donc pour éviter les risques potentiels sur la survie des patients… lll
Les cas ne sont cependant pas similaires, cela dépend des localisations et des stades atteints par les patients. Certains ont besoin de chirurgie, de radiothérapie et de chimiothérapie ou d’hormonothérapie ou encore de chimiothérapie thérapie ciblée ; d’autres malades ont besoin uniquement de chirurgie, d’autres encore de radiothérapie ou de chirurgie et de chimiothérapie… Les traitements diffèrent d’un patient à un autre…
Il faut réorganiser la carte sanitaire, réorganiser la carte de la radiothérapie… Ce travail incombe aux autorités. La carte sanitaire est du ressort exclusif des pouvoirs publics… Hormis la carte sanitaire à revoir, il est temps, de mon point de vue, d’abandonner le système de sectorisation en vigueur dans certains centres. Il faut sortir de la logique qui consiste à prendre les patients de sa région uniquement. Cela est humainement inacceptable… A Blida par exemple, nous prenons tous les patients en oncologie… Ce n’est malheureusement pas le cas de tout le monde, puisque quelques centres continuent à refuser les patients qui habitent en dehors de la région où ils se situent…

Qu’entendez-vous par l’amélioration de la qualité de vie qui est un axe du plan anti cancer ?
Avant, on parlait de soins palliatifs, aujourd’hui on parle de soins de support. Les soins de support en tant qu’approche globale visent à assurer la meilleure qualité de vie possible aux malades sur le plan physique bien sûr mais aussi psychologique et social. Ils permettent de prendre en charge les effets secondaires de la chimiothérapie (la thrombopénie, l’anémie, les aplasies), la dénutrition, la douleur et les patients en fin de vie… A l’étranger, précisément dans les pays occidentaux, des « centres de soins de support » et des « services de soins de support » ont été créés, mais pas en Algérie. En fait nous ne disposons même pas d’unité de soins de supports… L’idéal serait de créer une unité au niveau de chaque service d’oncologie médicale afin de prendre en charge les malades…

Qu’en est-il de la prévention primaire pour ce qui concerne la lutte antitabac et la nutrition par exemple ?
Pour la prévention primaire, je pense qu’il serait plus efficace de favoriser la prise de conscience individuelle. Il faut faire en sorte pour que chacun de nous, chaque individu devienne son propre médecin. Des lois antitabac ont certes été votées mais elles n’ont pas été suivies d’application. On continue à fumer dans les espaces publics ciblés : on fume dans les administrations, dans les écoles, les hôpitaux, etc. En ce qui concerne la nutrition, chacun est responsable de sa santé, il est vrai mais les gens devraient essayer de manger sain et équilibré. Je dis essayer parce que de nombreux paramètres viennent compliquer les choses : offre des produits alimentaires, pouvoir d’achat, nouvelles habitudes alimentaires dont certaines comme les fast-foods peuvent être aisément évitées… L’idéal est qu’une activité physique quotidienne puisse accompagner notre alimentation. 20mn à 30mn par jour suffisent. La marche est très indiquée dans ce cas, je la recommande vivement…

L’approvisionnement en matière de médicaments est-il adéquat ?
Le système de santé en Algérie est différent de tous les systèmes en vigueur dans les autres pays. L’avantage est que les traitements, ceux du cancer notamment, sont totalement gratuits. Mais il y a des traitements innovants enregistrés récemment (fin 2018 précisément) qui n’ont pas encore été commercialisés. Ces nouveaux produits, 31 en tout, sont chers il est vrai, mais on peut toujours trouver la solution de les acquérir et faire bénéficier les malades du traitement adéquat, au moment adéquat. Un bon traitement, au bon moment pour le bon patient…

Et en matière d’éducation thérapeutique du malade ?
Pour l’éducation thérapeutique des patients, il faut favoriser les associations. Ce sont d’abord les psychologues qui font le travail puis les infirmiers et les médecins. Il est établi que lorsque le malade accepte sa maladie et qu’il noue des relations d’amitié (humaines) avec les médecins, l’incidence sur la guérison et la survie est plus importante…

Qu’en est-il de la formation médicale et paramédicale ?
Outre la formation universitaire assurée aux résidents, il y a celle prise en charge par les sociétés savantes, dont la société algérienne de formation et de recherche en oncologie, SAFRO, fait partie. Ces formations visent à seconder l’université en mettant en adéquation les médecins avec les traitements innovants qui apparaîssent ou qui sont utilisés sur le plan international. Une sorte de mise à jour permanente des médecins avec les nouveautés mondiales…
Concernant le paramédical, une journée nationale dédiée aux infirmiers se tient une fois par an depuis 2009 qui voit l’organisation de Workshops avec des thèmes différents à chaque fois. A partir de 2018, nous avons opté pour des éditions de 2 jours consacrées entièrement à la formation d’infirmiers en oncologie médicale en plus des workshops régulièrement organisés. La SAFRO répond ainsi à une carence en matière de formation au niveau des établissements de formations et les écoles paramédicales. Il est bon de signaler aussi qu’au niveau national, les services d’oncologie médicale prennent en charge la formation interne de leur personnel paramédical… Nos infirmiers sont en adéquation permanente avec les nouveautés en matière de traitements, de gestion des effets secondaires…

Quelle est la part des associations savantes en matière de formation ?
En matière d’oncologie médicale, nous avons commencé avec des workshops pour infirmiers d’à peine 30 ou 40 personnes, aujourd’hui, nous en sommes à plus de 200 infirmiers qui viennent de tout le territoire national. Ainsi, lors des 2es journées, tenues les 4 et 5 octobre dernier à Mostaganem, les participants venaient de Tamanrasset, de Oued Souf, de Laghouat, du Centre, de l’Est et de l’Ouest du pays. Une formation complète soignant-soigné, apport psychologique aux patients, alimentation et effets secondaire, a été donné aux infirmiers…

L’organisation des services hospitaliers est-elle adaptée à l’augmentation du nombre de malades ?
En 10 ans, il y a eu une augmentation de l’ordre de 10%. Nous étions à 40 000 en 2010, Nous sommes à 50 000 maintenant et en 2030, nous risquons de nous retrouver à plus de 60 000 nouveaux cas. Il faut donc se préparer à cela. De nouveaux centres sont bien sûr en construction. Nous en avons un à Chlef, un autre à Tiaret, à Laghouat… Si on établit de bonnes prévisions et que l’on se prépare sérieusement à 2030, je pense que l’on pourra faire face à la situation. Le flux de malades pourra être maîtrisé et pris en charge. Il faudra cependant mettre les moyens nécessaires en matière de matériel (accélérateurs pour la radiothérapie) et de personnel qualifié (formation de l’équipe médicale et paramédicale). Pour les médecins, le problème ne se posera pas, ceux qui sont en formation pour les 5 prochaines années aussi bien en radiothérapie qu’en chirurgie ou en oncologie, arriveront à point nommé, mais en ce qui concerne les infirmiers, le manque sera trop grand en dépit de l’effort consacré à la formation …

Comment faire face à l’insuffisance des moyens ?
Je pense que le système de santé en Algérie doit être revu de fond en comble. Il faut trouver d’autres sources de financement pour alimenter le fonds, la caisse ou le budget alloués à la santé… En matière de médicaments, le budget du ministère de la Santé n’a pas augmenté depuis 2014. Il ne peut plus couvrir tous les malades atteints de cancer… Il faut à mon avis que les caisses de sécurité sociale, la Cnas et la Casnos, participent au financement. Certaines catégories de citoyens, les riches par exemple, doivent participer. Ils peuvent le faire, ils ont les moyens… Ils vont bien se soigner à l’étranger quand il le faut… Je pense que la gratuité des soins telle qu’elle est appliquée a atteint ses limites…

Remettre en cause la gratuité des soins, c’est remettre en cause la «forme de l’état social», c’est porter atteinte à un principe intangible de Novembre ?
Je sais que cette question de « gratuité des soins » est très sensible. Mais en disant cela, je ne remets pas en question son principe. Ce n’est pas une atteinte à la forme sociale de l’état, ni une remise en cause d’un quelconque principe de Novembre. Je dis simplement que celui qui a les moyens, qui peut dépenser des millions pour se soigner à l’étranger peut parfaitement contribuer au budget de la santé en payant la quote-part correspondant aux soins et à la prise en charge qu’il reçoit. La gratuité des soins telle qu’elle s’exerce aujourd’hui est injuste. Elle privilégie les riches, les puissants au détriment du reste des Algériens qui ne peuvent se soigner à l’étranger contrairement aux premiers…
Il faut réfléchir à de nouveaux mécanismes qui puissent assurer la continuité des soins gratuits dans le cadre d’une santé de qualité…

Quelle est la part des associations d’aide aux malades dans la prise en charge des cancéreux ?
Il y a 1 à 2 associations d’aide aux malades du cancer par wilaya au moins qui s’occupent des patients. Ces associations offrent leur aide aux malades nécessiteux, prennent en charge le transport, l’éducation, l’hébergement, les examens complémentaires…, s’occupent de l’éducation thérapeutique, de la sensibilisation, du dépistage… Elles sont d’un grand apport et leur contribution est précieuse. Nous avons de bons rapports avec ces associations et lorsqu’elles nous sollicitent nous n’hésitons pas à leur apporter notre aide. Nous participons avec elles aux actions de formation des médecins généralistes, des patients…
Je tiens à souligner une chose ici, les Algériens font preuve d’une grande solidarité vis-à-vis des malades du cancer…

En matière de sensibilisation, ce qui est engagé est-il suffisant pour vous ?
Ce qui est engagé sur le plan de la sensibilisation n’est pas suffisant. Il n’est pas désespérant non plus. Je dirais qu’il est encourageant. Prenons le cancer du sein par exemple, la tumeur était de 9 cm en moyenne dans les années 2000, elle est descendue à 5cm ensuite pour se retrouver à 3,5cm aujourd’hui (en 2020). Cela est dû à la sensibilisation, au travail des associations d’abord, des médias ensuite et des médecins enfin…
Aujourd’hui, les gens sont plus conscients mais il y a toujours des insuffisances… Cela est dû à l’absence de programme national, de stratégie nationale…