La Confédération algérienne du patronat citoyen (CAPC) a organisé, hier, un point de presse à l’occasion de la rentrée sociale. L’occasion pour le patron de la confédération, Sami Agli, de se prononcer sur de nombreux sujets d’actualité.

Par Bouzid Chalabi
Dès l’entame, il a confié : «Devant l’ampleur des dégâts sur l’entreprise économique dus à la crise sanitaire, qui a eu comme conséquence de toucher le pouvoir d’achat des citoyens qui n’est autre que le vrai moteur de notre économie, tous autant que nous sommes, forces vives de la nation, appelons à nous mobiliser pour un seul but, la justice sociale dans la question du pouvoir d’achat et la préservation des postes d’emploi. Et quand on répond à ces deux questions, c’est l’entreprise économique qui en bénéficie car leur reprise est garantie.» Rappelant entre autres que les PME et les TPE, qui représentent 95 et 98 % du tissu économique du pays, subissent de plein fouet les conséquences de la crise sanitaire. «Malgré des patrons inquiets, ils sont optimistes par l’effet d’une reprise de l’outil industriel du pays mais surtout depuis les différents messages des plus hautes autorités du pays, lesquelles considèrent que l’économie du pays est une question centrale. Ce qui nous met en confiance, confortés par l’annonce de la mise en œuvre d’un programme de relance économique.»
Sur ce dernier point, Sami Agli dira : «Nous saluons les mesures prises, certes importantes, et qui d’ailleurs pour la plupart sont des propositions que nous avons émises. C’est donc la preuve que nos propositions de relance ont été prises en considération».
Citant en exemple, particulièrement, le secteur du tourisme, qui verra la TVA maintenue à un taux de 9 % au lieu de 19%, comme nous l’avons préconisé. Avant de passer à un autre sujet, le premier responsable de la CAPC a appelé tous les patrons à se mobiliser dans l’immédiat «afin de réunir les conditions et un maximum de chance de réussite du plan de relance économique».
Abordant le fléau de l’informel qui pèse lourdement sur l’économie du pays, le conférencier considère qu’il peut devenir un danger s’il n’est pas combattu. Ajoutant dans ce sillage : «L’ampleur de l’informel est fort inquiétante à partir du moment où nous assistons à des basculements d’industriels travaillant dans la légalité vers l’informel.» Autrement dit, de plus en plus d’industriels en difficultés financières trouvent refuge dans l’informel. «Un constat qui interpelle car il peut compromettre l’avenir des PME et des TPE», s’inquiète Sami Agli. Quant à la question de l’amnistie fiscale, Sami Agli juge qu’il est temps de «décomplexer le sujet».
A propos du volet investissement, ce dernier confie : «Le changement incessant de lois ou leur non-application fait qu’il y a répulsion chez les hommes d’affaires nationaux et étrangers.» Martelant que «l’attractivité à l’investissement repose sur la stabilité des lois».
Et de déplorer «les 1 500 dossiers d’investissement en souffrance au niveau de l’ANDI». Concluant sur ce sujet sur une information optimiste : «Nous saluons la directive du chef de l’Etat qui exige que les lois et les textes d’application aillent de pair.» «C’est d’ailleurs ce qui est inscrit dans le projet de loi de finances 2022», se félicite le patron de la CAPC.
Dernier sujet soulevé par ce dernier, l’ouverture du capital des entreprises publiques. Il fera savoir que c’est déjà une forme d’investissement.
«C’est pourquoi il faut l’encourager et ne plus diaboliser le secteur privé». Soulignons, enfin, que lors de ce rendez-vous, une minute de silence a été observée en mémoire des disparus du 17 octobre 1961 et conformément à la décision du président de la République de commémorer cette date chaque année par une minute de silence. <