Par Feriel Nourine
Il ne se passe pas un grand rendez-vous économique durant lequel le président de la République prend la parole sans qu’il ne juge opportun de remettre sur la table le dossier des salaires, mais aussi ceux des pensions de retraite et l’allocation chômage.
Dernier exemple en date qui a vu Abdelmadjid Tebboune évoquer, une nouvelle fois, cette question, la toute fraîche rencontre gouvernement-walis, durant laquelle le chef de l’Etat fait part d’une revalorisation en la matière applicable à partir de 2023.
Un rappel plutôt, sachant que ce type de soutien allait être poursuivi, comme l’avait promis le premier responsable du pays, à l’occasion de la Fête des travailleurs, alors qu’une première série d’augmentations de salaires accordées aux travailleurs venait d’entrer en vigueur.
Cette manière de maintenir d’actualité ce type de préoccupations chez l’Etat et de renouveler constamment les instructions afin qu’elles trouvent une prise en charge par les autorités concernées montre assez clairement que le président de la République reste sensible à la situation sociale de plus en plus difficile que vivent les Algériens, plusieurs catégories sociales confondues.
Une situation qui a fini par devenir carrément insoutenable sous l’effet d’une inflation dont la progression infernale ne cesse de laminer le pouvoir d’achat du citoyen. Notamment ces deux dernières années qui ont vu les sources de revenus classiques en Algérie faire face à une envolée de prix quasiment au quotidien.
La guerre en Ukraine a fait le reste en accentuant davantage cette envolée, laquelle ne se limite pas aux produits alimentaires mais touche tous types de vente et d’achat.
Autrement dit, dans les transactions de première nécessité qu’il doit assumer chaque jour, il ne reste à l’Algérien qu’un insignifiant pouvoir d’achat face au pouvoir beaucoup plus fort des prix.
Du coup, toute augmentation de salaire, de pension de retraite ou d’allocation chômage à une valeur bien particulière.