La justice a traité, jeudi, plusieurs affaires liées au Hirak. Des activistes dont certains en liberté provisoire ont comparu à la barre. En effet, le poète du Hirak Mohamed Tadjadit a été condamné à un an de prison avec sursis par la Cour d’Alger. Au même moment, le procureur de la République auprès du tribunal de Bir Mourad Raïs a requis 1 an de prison ferme et une amende de 20 000 DA contre le moudjahid Lakhdar Bouregaâ. Le verdict sera prononcé le 26 mars prochain. Arrêté le 30 juin dernier, Lakhdar Bouregaa est en liberté provisoire depuis le 2 janvier. Le tribunal de Sidi M’hamed a condamné jeudi les deux militants de l’association de jeunes RAJ, Karim Boutata et Ahcene Kadi, à 6 mois de prison ferme et 20 000 DA d’amende. Ils sont en liberté provisoire depuis le 2 janvier.
En ce qui concerne les détenus du 1er mars, le Tribunal de Bar El Beïda a décidé jeudi de renvoyer l’affaire à une date ultérieure. Le procès du général à la retraite Ali Ghediri, qui devait avoir lieu mercredi, a été également reporté.
S’agissant de l’affaire de l’ex-policier Toufik Hassani, qui se trouve en détention provisoire à la prison de Ténès suite à la décision du mandat d’arrêt délivré par la chambre d’accusation de Chlef, la Cour de Chlef lui a notifié jeudi un mandat d’arrêt. Il sera transféré au tribunal de Ténès, puis la prison de Ténès dans la wilaya de Chlef. Toujours durant la journée du jeudi, l’ex-détenu d’El Harrach Raouf Fawzi Boulahlib a été arrêté puis relâché. L’activiste d’El Tarf, Merzouk Omar dit Nabil, a reçu jeudi une convocation l’informant de la programmation de son procès pour le 15 mars au tribunal de Drean. Il est accusé de diffamation contre le P/APC. Le Comité national pour la libération des détenus a indiqué jeudi que Chawki Younsi a été convoqué à nouveau par la police de Médéa. La même source ajoute que l’activiste et psychologue Rachid Kebaili de Haizer, dans la wilaya de Bouira, est convoqué à nouveau par la police judiciaire de Bouira.
A noter aussi que le militant et activiste Kada Rezouane de Mascara a été entendu jeudi par la police cybercriminalité de Mascara. Il a été surtout interrogé sur ses publications Facebook critiquant Abdelmadjid Tebboune. Il risque des poursuites pour atteinte à la personne du Président de la République.