Depuis l’élection de Mustapha Berraf à la tête du Comité olympique algérien (COA), le conflit entre les principaux acteurs que sont des fédérations sportives contestataires de ces élections, le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) et le Comité olympique algérien (COA, pourrit la scène sportive algérienne, alors que pas moins de trois grandes échéances internationales attendent nos athlètes en butte à une bonne préparation.

La situation est arrivée à un point de non-retour, et l’année s’achève avec un bilan sportif bien négatif et surtout terni par des contestations qui n’en finissent pas. De mauvais augure pour la nouvelle année qui frappe à nos portes.
La preuve, lundi dernier, un communiqué du COA annonce que les membres du comité exécutif ont invité les présidents des Fédérations sportives nationales à une «rencontre de concertation et de dialogue, d’échanges de points de vue pour faire face aux défis qui attendent nos athlètes et nos équipes à quelques mois du 1er évènement de l’année 2018, à savoir les Jeux méditerranéens de Tarragone (juin 2018), puis les Jeux Africains de la Jeunesse d’Alger (juillet 2018), qualificatifs aux Jeux Olympiques de la Jeunesse de Buenos Aires (Argentine ) en octobre 2018. La réponse ne s’est fait pas attendre, puisque le lendemain, soit mardi dernier, les 38 présidents des fédérations sportives contestataires réclamant la destitution de Mustapha Berraf de la tête du COA se sont réunis au siège du MJS pour signer une pétition demandant à nouveau le départ de Berraf.
Or, il se trouve que sur le plan réglementaire, les statuts du Comité olympique algérien ne prévoient nullement le cas du retrait de confiance au président élu. Et deux «institutions» seulement peuvent remettre en cause cette légitimité, à savoir le Tribunal arbitral du sport (TAS) et le Comité olympique international (CIO). Seulement, le TAS et le CIO ont déjà débouté les fédérations contestataires. Si le MJS intervenait directement, c’est la «suspension» officielle des grandes instances du sport mondial qui sera infligée à notre pays.
A ce propos justement, le ministre a affirmé que le conflit opposant les fédérations sportives nationales au COA était «interne», soulignant que son département n’avait «aucune relation» avec ces «perturbations».
El Hadi Ould Ali a néanmoins eu une réunion de travail avec les «frondeurs» leur promettant qu’il fasse part de leurs doléances au Gouvernement. Il s’est engagé aussi à ce que le MJS «ne ménage aucun effort pour circonscrire cette crise et assurer le retour de la sérénité au sein du mouvement sportif national». Mais, le dernier geste du ministre de la Jeunesse et des Sports envers le président du COA qui lui a tendu la main pour le saluer lors du symposium sur le renouveau du football national a bien montré qu’en réalité le conflit fédérations contestataires-MJS et COA est toujours d’actualité et surtout sans issue pour le moment. Alors faut-il donc attendre la réaction du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, pour trancher sur un conflit qui n’a que trop duré et qui surtout nuit d’une manière directe aux athlètes qui préparent leurs échéances de l’année 2018 et qui se répercutera aussi directement sur les résultats du sport algérien déjà bien terni cette année par des suspensions de présidents des fédérations pour être dirigé par des directoires, pour ne citer que cet exemple bien illustratif de la régression du sport algérien…