Le Front des forces socialistes (FFS) veut unifier ses rangs et s’ouvrir sur la société. Pour ce faire, l’Instance présidentielle a décidé de convoquer une session du conseil national pour le 12 juillet en vue de fixer la date du 6e congrès.
Ce congrès se veut un rendez-vous pour dépasser la crise interne actuelle et ouvrir de nouvelles perspectives politiques à l’ère de la révolution populaire. «L’Instance présidentielle du FFS décide, conformément aux textes, statuts et règlements intérieur du parti, de convoquer le 6e congrès national ordinaire du FFS dont la date sera officialisée lors du prochain conseil national qui se tiendra le 12 juillet prochain, un vendredi, pour être en symbiose avec la révolution populaire», indique un communiqué du parti.
Ce congrès «se doit d’être un événement politique national de grande envergure et à la mesure des bouleversements politiques qui s’opèrent actuellement dans le monde, dans la région et dans le pays à la faveur de la formidable révolution populaire qui est en train de marquer à jamais l’histoire de notre pays», estime la même source.
Selon le même document, il aura également une portée régionale et internationale compte tenu du nombre et de la qualité des invités étrangers attendus. Un évènement qui consacrera la dimension maghrébine et internationale du FFS et révélera les nombreux soutiens internes et externes de ses sympathisants. «Ce rendez-vous tant attendu aura la mission patriotique de proposer au peuple algérien un projet politique fondateur et alternatif. Ce projet aura surtout comme vision de traduire fidèlement, les aspirations populaires sur le plan politique, économique, social, environnemental et culturel, en préservant l’identité et la souveraineté nationale», précise l’Instance présidentielle. Cette dernière rassure que tout sera fait pour que les différentes étapes de la préparation de cet évènement se déroulent de façon inclusive et démocratique avec le souci de rassembler la grande famille du FFS. Ainsi, on peut comprendre que les portes du parti seront maintenues ouvertes pour les militants et les cadres du parti. Le communiqué souligne que les instances nationales du parti travailleront sans relâche afin de réunir toutes les conditions, politiques, organiques, logistiques et administratives pour faire de ce congrès, «un événement national à la hauteur du legs politique du défunt Hocine Aït Ahmed, des sacrifices des martyrs du FFS et de plusieurs générations de vaillants militants ainsi qu’à la hauteur des attentes populaires».
D’après des échos au sein du plus vieux parti de l’opposition, l’instance présidentielle souhaite la réintégration de tous les anciens cadres qui n’ont pas rejoint d’autres formations politiques. Ces derniers seront invités à retisser les liens organiques avec le parti. Parmi ces personnes figurent Djamel Zenati, Rachid Halat et Saïd Khelil. Ces trois personnalités font partie des 24 détenus du printemps berbère de 1980. A noter que le FFS vit depuis plus d’une année une crise interne qui ne cesse de s’amplifier. Deux directions se disputent les sigles du parti. Le conflit a atteint parfois des proportions violentes. D’une part, nous avons les partisans d’Ali Laskri et, de l’autre, les parlementaires et les présidents d’APW qui ont refusé d’appliquer la décision du parti de se retirer du Parlement en solidarité avec le soulèvement populaire en cours dans le pays depuis le 22 février dernier.