Adlène Meddi est lauréat du prix de la revue «Transfuge» du meilleur polar francophone de l’année 2018 pour son roman «1994», paru initialement en Algérie aux éditions Barzakh, en octobre 2017, et à paraître en France, le 5 septembre 2018 chez Rivages/Noir. Le roman s’intéresse au parcours de quatre jeunes lycéens algérois dont la vie bascule en 1994.

Le pays est à feu et à sang, lorsque ces adolescents d’El Harrach décident de monter, avec leurs propres moyens, un groupe clandestin de lutte anti-terroriste. 2004 : on retrouve deux d’entre eux, Amin et Sid Ali, dont les pères, Farès et Zoubir (général au sein des services spéciaux), aujourd’hui, ennemis jurés, ont eux aussi fait partie, pendant la guerre de Libération, d’un même réseau de résistance. Amin est interné à l’hôpital psychiatrique de Blida et placé sous surveillance, Sid Ali, arrêté par les services. Dix ans après les premières actions du groupuscule, leur cas intéresse encore Aybak, le terrifiant ex-coéquipier de Zoubir. Au fil du récit construit autour de ces deux dates clés, le lecteur vit au rythme effréné d’une ville en proie à la violence fratricide, où l’innocence côtoie les cœurs les plus sombres.
En outre, «1994» figure parmi les 10 finalistes du prix des cinq continents de la Francophonie (lauréat désigné le 5 octobre) et les 13 finalistes du Prix des Escales littéraires d’Alger (lauréat désigné le 11 octobre).
Adlène Meddi sera en France du 12 au 18 septembre où il participera au festival du livre de Besançon et à la fête de l’huma et animera une rencontre à la librairie L’Arbre à Lettres à Paris (le 13/09 à 19h).
Par ailleurs, le magazine mensuel français «Transfuge» (créé en 2004), qui ouvre la saison des prix littéraires français d’automne, a distingué 18 lauréats dans 16 catégories.
Le prix du meilleur roman en langue française est revenu à Nancy Houston pour «Lèvres de pierre» (éditions Actes Sud).
R. C.