L’Algérie est une destination d’investissements importants dans le domaine minier encore inexploré, notamment dans les hydrocarbures non conventionnels et le offshore. C’est ce qu’ont annoncé, hier, en marge de la conférence Napec 2018 (North Africa Petroleum Exhibition and Conference), des experts, notamment le directeur des études prospectives à Alnaft.

Dans une communication, Lounès Adour a affirmé que les opportunités «sont nombreuses dans le domaine minier en Algérie, notamment avec la révision en cours de la loi sur les hydrocarbures». Ajoutant que «les domaines ouverts à l’exploration concernent, notamment, l’exploration dans les régions frontalières et dans l’offshore (en mer) et le développement de nouvelles découvertes de pétrole et de gaz, ainsi que dans celui des ressources non conventionnelles». Concernant l’exploration en offshore, il a indiqué que celle-ci se situe à des profondeurs avoisinant les 1 800 mètres sur une superficie estimée à 5 200 km². «Des études récentes ont démontré que le potentiel en hydrocarbures en offshore est très important, même s’il y a une certaine réticence de la part des compagnies étrangères à investir dans l’exploration en raison de la crise actuelle née de la baisse des prix du pétrole», a-t-il fait savoir. Concernant les ressources non conventionnelles d’hydrocarbures, Lounès Adour a souligné que l’Algérie se place à la troisième place mondiale en matière de réserves, indiquant qu’Alnaft a, dans ce domaine, lancé des recherches, ces deux dernières années, sur le potentiel d’hydrocarbures dans les bassins des régions dans le sud du pays, ainsi que dans le nord, dans la région du Hodna. De son côté, le Libyen Abdulqadir Aljalali, conseiller du département exploration et production de la compagnie libyenne NOC, a, dans une communication intitulée «Les perspectives dans le secteur des hydrocarbures en Libye», indiqué que son pays souhaite attirer les investisseurs dans le domaine de la réhabilitation des installations des hydrocarbures ayant subi des dommages lors des événements vécus ces dernières années. «La Libye veut attirer les investisseurs dans le domaine des hydrocarbures qui a été très mis à mal durant les dernières années et augmenter ses capacités de production », a-t-il souligné. Ajoutant que la Libye a mis en place un ambitieux plan pour augmenter ses capacités de production de pétrole et de gaz, notamment dans la zone de Zellaf dans le sud du pays, avec le projet d’une nouvelle raffinerie et l’augmentation de ses capacités de récupération dans les réservoirs. Concernant les hydrocarbures non-conventionnels, dont les réserves sont estimées à 20 milliards de barils, la Libye compte également développer ce secteur, ainsi que tous les autres afin de relancer son secteur d’hydrocarbures, a ajouté Aljalali. Pour sa part, Jallel Smaoui, directeur central de stratégie et de développement de la société tunisienne des hydrocarbures Etap, a souligné, dans son intervention intitulée «Les challenges dans l’industrie des hydrocarbures et les perspectives en Tunisie, dans l’exploration et le développement», qu’avec la nouvelle loi tunisienne sur les hydrocarbures (avril 2017), la Tunisie veut faciliter l’investissement dans le domaine de la recherche, de l’exploration et de la production, en attirant l’investissement en offshore notamment. Tout en soulignant que la production des hydrocarbures est en baisse en Tunisie, M. Smaoui a estimé que l’investissement permettra de relancer le secteur, notamment avec les nouvelles découvertes réalisées en 2017 et l’exploration en mer. H. L.