L’étiquetage de la marchandise en langue arabe est une obligation dans les opérations d’importation.

Les références de la marchandise doivent être explicites et visibles sur le produit importé. Une mesure qui remonte déjà à 2009.
Mais, le ministère du Commerce vient de promulguer une nouvelle instruction en contradiction avec cette mesure.
En effet, la marchandise importée est introduite sur le marché national sans étiquette. Toutefois, l’importateur procède à cette opération sur site, après avoir quitté la zone de contrôle douanier.
Selon le ministère du Commerce, cette instruction « a pour objet de permettre aux opérateurs économiques de réaliser l’étiquetage en langue arabe sur le territoire national au niveau de leurs locaux ou dans les installations spécialisées d’une entreprise tierce ». Cette mesure vise à réduire les coûts à l’importation, de développer un nouveau segment d’activité sur le marché national (société de marquage, codage et étiquetage industriel) et de protéger le pouvoir d’achat des citoyens, selon la même source. Une question mérite d’être posée. Est-ce que l’opération d’étiquetage a vraiment un coût élevé au point de le répercuter sur le prix de vente ?
En tout cas, le ministère du Commerce a pris cette décision pour réduire « le coût en devises qui pèse sur l’économie nationale. Les produits concernés par cette mesure feront l’objet d’une admission sur le territoire national en vue de leur étiquetage.
Un procès-verbal de retrait temporaire est établi par l’inspection aux frontières et ce sur la base d’un engagement de l’importateur qui sera joint au dossier de demande d’admission. Ces opérations doivent être réalisées dans un délai d’un mois à compter de la date de notification et de l’autorisation d’admission et du procès-verbal de retrait temporaire du produit. Ce délai peut être prorogé de 15 jours par le directeur de wilaya du commerce territorialement compétent. Dès la fin de l’opération d’étiquetage, une autorisation de libre disposition du produit est délivrée à l’importateur par les services du contrôle de la qualité et de la répression des fraudes concernés.
Les dispositions de cette instruction ne s’appliquent pas aux produits alimentaires préemballés périssables. « En tout état de cause, ce procédé ne doit en aucun cas altérer la qualité intrinsèque du produit », avertit l’instruction.