Le rideau tombe ce dimanche. Pas uniquement sur les jeux Olympiques de Tokyo mais, également, sur tout le tintamarre réalisé ces dernières années par les responsables du secteur sportif. Quarante-quatre athlètes rentreront au pays bredouilles, sans médaille, sans exploit. L’histoire de ces JO 2020 retiendra de la participation algérienne en terre nippone deux forfaits. Le premier est celui du triple médaillé olympique, Taoufik Makhloufi. Un retrait qui n’avait surpris que ceux qui croyaient encore aux balivernes et aux faux espoirs. Le second forfait a été bien plus tonitruant. En se retirant de la compétition avant même de l’entamer, pour éviter de rencontrer un adversaire représentant l’entité sioniste, le judoka Fethi Nourine aura eu son moment de gloire. Ce n’était pas sur le tapis d’une salle à Tokyo, mais davantage sur les réseaux sociaux et les chaînes de télé. Son retour au pays en héros aura peut-être surpris plus d’un. Une expression «visuelle» d’une «victoire» inexistante, à laquelle de nombreux Algériens se sont accrochés pour essayer d’éclaircir des cieux bien sombres.
Cette piètre et déplorable participation de l’Algérie à cet événement mondial ne peut pas passer sans qu’il y ait des comptes à rendre. Une culture qui ne s’est toujours pas imposée dans le paysage Dz, mais qu’il est impossible à mettre encore une fois sous les tapis.
La catastrophe sanitaire que subit le pays, actuellement, ne le permet pas encore. L’urgence est encore et toujours de sauver le maximum de vies en mettant en avant l’importance d’une solidarité à tous les niveaux. Par contre, pour le côté sportif, c’est l’heure des comptes. Il faut que les responsables du secteur s’expliquent sur les nombreux fiascos enregistrés au Japon. Ils doivent également répondre aux nombreuses accusations des athlètes et de leurs entraîneurs. Le plus important n’est pas de sévir ou de sanctionner. Ce qui est impératif, c’est de ne plus refaire les mêmes erreurs, de ne plus accepter l’incompétence et l’inaptitude.
Il est inadmissible que, encore une fois, tout le monde assiste à la sonnerie du glas de plusieurs générations de sportifs, alors que les responsables (et coupables) sont gentiment épargnés.

  • NB: La photo représente la pochette de l’album « The Division Bell » (la cloche de la division) du groupe mythique de la scène rock mondiale, Pink Floyd