Correspondance particulière :
LINDA BENRAHAL

Pour mieux accompagner les entreprises algériennes, le gouvernement procédera à la création et la mise en place d’une instance consultative présidée par le Directeur général de l’Agence nationale d’appui au développement de l’entreprenariat (ANADPE), C’est l’annonce faite jeudi dernier par le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des Microentreprises, Nassim Diafat, lors de son intervention à l’occasion d’une rencontre régionale à Tlemcen portant sur la création et le développement des entreprises et comment améliorer l’accès aux instruments de financement.
L’accent a été mis par le ministre sur la nécessité d’impliquer l’ensemble des opérateurs économiques dans le développement du pays qui prévoit la création d’un million d’entreprises fin 2024.
En effet, cette décision s’inscrit dans le cadre de réduire les importations et conquérir les marchés internationaux, face à la mondialisation caractérisée par le phénomène de l’internationalisation des entreprises.
Cette rencontre organisée par Jil CAPC (Confédération algérienne du patronat citoyen) a permis aux intervenants de souligner l’importance sur plusieurs dimensions qui peuvent être utilisées pour différencier ce comportement des entreprises, telles que les objectifs, la disponibilité de moyens nécessaires et les choix stratégiques concernant leurs engagements à l’international, le financement sur fonds propres, par des crédits…
Ces entreprises, a-t-on estimé, ont intérêt à se développer davantage et participer pleinement aux processus des exportations hors hydrocarbures. C’est la raison d’ailleurs qui a incité le Premier ministre à rappeler qu’il est temps de mettre en place différents dispositifs et mesures incitatives qui permettent aux opérateurs de renforcer leurs capacités pour un bon décollage des exportations.
D’ailleurs, lors d’une conférence de presse, le ministre chargé des Micros entreprises a souligné l’importance de l’adoption de la transparence avec les opérateurs économiques. Ceci, a-t-il estimé, permettra sans nul doute d’instaurer la confiance, seul facteur apte à bâtir une économie solide. L’objectif d’atteindre un million d’entreprises n’est pas impossible, a-t-il déclaré, puisque depuis janvier, quelque 32 000 demandes de création de micro-entreprise ont été formulées. Ce chiffre, par rapport aux années écoulées, est en constante augmentation.
S’agissant de l’effacement des dettes, le ministre a indiqué qu’il sera procédé à l’accompagnement de quelques micro-entreprises qui ont cessé leurs activités pour différentes causes, précisant que le fonds de garantie est le seul apte à gérer cette situation et étudier l’épuration de leurs dettes.
Rappelons que lors de cette rencontre régionale, à laquelle ont pris de nombreux opérateurs économiques issus de plusieurs wilayas de l’ouest du pays, de nombreuses conférences ont été données pour planter de nouveaux jalons en faveur des entreprises.
Ces conférences régionales, qui seront organisées aussi dans d’autres régions, visent à montrer que l’Algérie est prête pour mener à bien sa politique de promotion des exportations hors hydrocarbures, où différents dispositifs et mesures d’incitations ont été mis en place en vue d’appuyer les entreprises exportatrices dans leur démarche de conquête des marchés étrangers.