Plus de 2 500 retraités ont été privés durant ce mois de janvier 2020 de leurs pensions de retraite à El Tarf. Selon des retraités qui se sont rendus en nombre au niveau de la Caisse pour réclamer leur pension, la décision a été prise par la direction car plusieurs n’ont pas renouvelé leurs dossiers. Les retraités concernés, qui se disent victimes d’une décision zélée de responsables, indiquent que dans leurs dossiers manquait seulement une attestation de non-activité du conjoint. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le conjoint n’a jamais travaillé, ni à trente ans, ni à quarante ans, ni à cinquante ans, comment se fait-il qu’il serait recruté à plus soixante-dix ans ! La caisse demande une attestation même pour cette catégorie de personnes. La direction du CNR, disent-ils, ne leur a envoyé aucune note leur disant que leur dossier est incomplet. Une telle pièce à joindre au dossier du retraité est une aberration pour les conjoints qui dépassent la cinquantaine. La question qui se pose, comment ces retraités, victimes d’une bureaucratie qui a tendance à s’ancrer encore plus, vivront le mois de janvier ? La Caisse, au lieu d’être un soutien à ces personnes, leur met des bâtons dans les roues, les privant d’une pension de retraite, leur seul moyen de subsistance. A vrai dire, la Caisse au lieu de rendre la vie difficile aux pensionnaires doit mener une lutte contre toutes les formes de trafics qui se font au sein de cet organisme. Les retraités ont dénoncé le comportement « arrogant » de l’adjoint du directeur manquant souvent de « respect » à des personnes âgées. Le comportement de ce responsable a été souvent dénoncé. Lorsque des pensionnaires ont réclamé leurs pensions du mois de janvier, le sous-directeur leur a répondu que leur pension ne sera versée qu’après complément du dossier et à la fin du mois de février 2020.
M. B.