A 75 dollars le baril, cela plaît au président de la compagnie nationale des hydrocarbures Sonatrach, qui le trouve «juste» !

Lors d’un point de presse tenu en marge de la signature d’une convention de mutualité, au profit des employés du groupe qu’il dirige, Abdelmoumen Ould Kadour a affirmé que «les niveaux actuels des cours du pétrole représentaient le juste prix», se faisant l’écho des pays producteurs de pétrole. Il estime également que la situation actuelle des marchés reste «positive» aussi bien pour les pays producteurs que pour les pays consommateurs de pétrole, tant que le prix du baril reste autour des 70-80 dollars.
«C’est un équilibre que nous devions assurer», a souligné M. Ould Kaddour, en ajoutant que lorsque le baril de pétrole valait 40 dollars, il y avait une baisse d’investissements mondiaux de 500 milliards de dollars dans l’exploration, entravant ainsi le renouvellement des réserves de pétrole. «Il faut que l’on trouve un juste milieu et c’est là où on en est actuellement», a-t-il observé, tout en espérant que cet équilibre puisse durer assez longtemps pour que les entreprises se reprennent et investissent dans l’exploration. Des propos qui ne sont pas sans rappeler ceux tenus par le ministre des Finances, Abderrahmane Raouia qui, lorsqu’il présentait l’avant-projet de loi de finances en automne 2017, affirmait que «pour  pouvoir rééquilibrer le budget de l’Etat […],  il faudrait que le prix du baril de pétrole brut atteigne la barre des 70 dollars». Par ailleurs, pour en revenir à M. Ould Kadour, ce dernier a avancé que «ceux qui disent que c’est la fin du pétrole sont loin de savoir la vérité et beaucoup de chemin reste à faire». Concernant la prochaine réunion Opep et non-Opep qui doit avoir lieu en juin à Vienne, M. Ould Kaddour a indiqué que tant que cet équilibre dure et que les différents pays producteurs de pétrole continuent à s’entendre au profit de la stabilisation des cours pétrolier, c’est «tant mieux». Faut-il rappeler qu’Alger abritera, elle aussi, une réunion du comité de suivi de la mise en œuvre de l’accord de réduction du pétrole, qui devra œuvrer à définir d’autres moyens, si nécessaires, pour renforcer la coopération Opep-non Opep. Elle coïncidera surtout avec la célébration du deuxième anniversaire de l’Accord d’Alger visant à limiter la production pétrolière afin de relancer les prix, but, pour l’instant, atteint.