Pour le deuxième mardi de suite, la marche hebdomadaire des étudiants n’a pas eu lieu. Les forces de sécurité ont mis, dès les premières heures de la journée, un dispositif fortement renforcé qui semble avoir dissuadé les étudiants de tenir leur rituelle marche.
Le Comité national pour la libération des détenus (CNLD) a déploré, au milieu de la journée, des arrestations parmi les étudiants qui ont tenté de se regrouper. L’association Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ) a dénoncé, dans un communiqué, l’interdiction de la manifestation estudiantine. « Le pouvoir poursuit la répression. La 115e marche des étudiants à Alger a été encore une fois violemment empêchée par la police faisant plusieurs arrestations entre étudiants et citoyens », écrit RAJ. La même association dit également interpeller le pouvoir sur « les violations et atteintes aux libertés d’expression et de manifestations ». RAJ a lancé, par la même occasion, un appel « aux forces du Hirak à plus de mobilisation pour le respect des libertés démocratiques garanties par les différentes Constitutions qu’a connues l’Algérie et par les différentes conventions que l’Algérie a ratifiées».
A noter que la marche des étudiants a pu se tenir à Béjaïa et Tizi Ouzou avec une forte participation des citoyens qui ont brandi et clamé les slogans du mouvement populaire.