C’était laborieux. Mais l’équipe nationale a pu disposer du Mali (1-0) dimanche en amical au stade Mustapha Tchaker. C’était loin d’être une prestation aboutie par l’EN. Mais on retiendra qu’elle n’a pas flanché égalant le record d’invincibilité africaine (26 matchs) désormais codétenu avec la Côte d’Ivoire. Après la rencontre, les Fennecs ainsi que le sélectionneur Djamel Belmadi ont reconnu que tout n’était pas parfait. Admettre qu’on pouvait faire mieux est déjà une prise de conscience pour s’améliorer à l’approche d’importantes échéances.

Par Mohamed Touileb
Les Fennecs n’ont pas concédé beaucoup d’occasions et ne s’en sont pas vraiment procurées. Néanmoins, le talent de Mahrez et l’inspiration de Belaïli ont permis de mettre le ballon au fond. Une seule fois. Et c’était suffisant pour s’imposer et égaler la référence d’invincibilité du continent. Pour le contenu, on a vu mieux. Notamment pour ce qui est de la première période dont le rendu était passable. L’un des moins bons depuis que Belmadi a débarqué sur le banc.
Rigueur et flexibilité
Il aura fallu rectifier le tir sur le plan tactique pour percer le bloc compact des Maliens. « On est venu rechercher ces difficultés qu’ils allaient nous poser. Sans vouloir offenser le Burkina, le Mali a une meilleure qualité de possession de balle, mais le match contre le Burkina Faso sera une opposition difficile aussi », a estimé le driver d’El-khadra. Belmadi a aussi noté qu’« il faut savoir évoluer tactiquement. Aujourd’hui, on l’a fait pendant la mi-temps. Il fallait changer les choses, il faut avoir une flexibilité selon la problématique qu’on nous pose. On a changé notre dispositif tactique, on a mis plus d’impact. Slimani a agrandi sa palette de jeu cette année. Il a souvent pris les intervalles et a gardé cet état d’esprit de battant. On a rectifié le tir par rapport à la première mi-temps.»

C’est bien d’être secoué de temps à autre
La sortie, bien qu’amicale, contre les Maliens n’était pas évidente à animer. C’est clairement d’un autre calibre que la Mauritanie, le Botswana, le Zimbabwe et la Zambie que les Guerriers du Désert ont joués ces derniers temps. Se faire bousculer rappelle que les matchs se suivent et ne se ressemblent pas. La formalité et les scores larges ne peuvent pas être tout le temps au rendez-vous comme l’a bien relevé Riyad Mahrez, capitaine de l’Algérie : « Le Mali a été bon, on n’arrivait pas bien à ressortir les ballons. C’était une bonne équipe et le coach a su régler les problèmes à la mi-temps. Nous n’allons pas toujours gagner par 3-0 ou 4-0! Ça fait partie des matchs difficiles en Afrique.» Même son de cloche chez Djamel Benlamri qui a tenu à saluer «la très grosse équipe du Mali. C’était un très bon test pour nous. Nous savions que ça allait être un match difficile. On savait aussi ce qu’il fallait qu’on fasse sur le terrain. Je pense que ça fait longtemps qu’on n’a pas joué un match de ce niveau face à une bonne équipe.» Les champions d’Afriques s’accordent tous à dire que la soirée blidéenne de dimanche n’était pas tranquille. L’opposition avec les « Aigles » est comme une piqûre de rappel pour « ne pas nous reposer sur nos acquis » comme l’a mentionné Mahrez. Dans 3 jours, il y aura cette explication avec la Tunisie à Tunis. Un rendez-vous qui serait synonyme de record d’invincibilité absolue au continent. Pour cela, il faudra que l’abnégation reste sur courant continu. n