Est-ce la fin de l’impunité pour la députée controversée, Naima Salhi, qui n’a pas cessé, des années durant, de verser sa haine sur les réseaux sociaux à travers des déclarations irresponsables ? C’est manifestement ce que suggère le dernier rebondissement dans la vie publique de la secrétaire générale du Parti de l’équité et de la proclamation (PEP) qui a été entendue par la Brigade de recherche de la Gendarmerie nationale de Chéraga.
Cette audition intervient suite à la plainte déposée contre elle en date du 9 juin pour «incitation à la haine raciale» et «appel au meurtre», selon les avocats Kader Houali et Soufiane Dekkal, initiateurs de l’action de justice.
Les deux avocats ont indiqué, dans une déclaration rendue publique jeudi sur les réseaux sociaux, qu’ils avaient été entendus, eux aussi, par la Gendarmerie nationale de la même brigade mars dernier. «Nous avions rappelé l’objet de notre plainte suite à ses déclarations racistes à travers les publications et les vidéos sur la page facebook officielle de son parti», ont écrit les avocats.
Les deux avocats ont fait part à l’opinion publique de leur «détermination à aller au bout de leur engagement pour que cette plainte aboutisse à un procès, quel que soit le temps que ça prendra».
Estimant que le procès à venir de la présidente du PEP «ne sera qu’une question de jours», les avocats considèrent que «la balle est dans le camp du ministre de la Justice qui devra accélérer la procédure de levée de l’immunité parlementaire contre Naima Salhi». A suivre.