Comme annoncé ces derniers jours par des médias, le président Tebboune a quitté, dans l’après-midi d’hier, Alger à destination de l’Allemagne pour des soins complémentaires suite à des complications au pied après sa contamination au coronavirus.

«Le traitement de ces complications, qui ne présentent pas un caractère urgent, était déjà programmé avant le retour d’Allemagne du président Tebboune, le 29 décembre dernier. Toutefois, ses engagements n’avaient pas permis, entre-temps, un tel déplacement», a expliqué le communiqué de la Présidence.
La même source a souligné que M. Tebboune a été salué à son départ de l’aéroport de Boufarik par le président par intérim du Sénat, le président de l’APN, le Premier ministre, le chef d’état-major de l’ANP et le Directeur de la présidence Noureddine Baghdad-Daïdj.
Dans une courte déclaration avant son départ à destination d’Allemagne, le chef de l’Etat a fait le souhait que cette nouvelle période de soins complémentaire sera de très courte durée, ajoutant que ce retour «était programmé afin de poursuivre le protocole thérapeutique, décidé par les professeurs, et dont il ne reste pas beaucoup, mais nécessaire», précisant qu’une «petite intervention chirurgicale au niveau du pied n’est pas à écarter».
Il a déclaré, par la même occasion, que «même en étant physiquement loin, je continuerai à suivre au quotidien les affaires du pays avec tous les responsables», indiquant que «l’Etat est debout par ses institutions».
Il a salué aussi «la mobilisation de l’ensemble des responsables notamment l’Armée nationale populaire, digne héritière de l’Armée de libération nationale pour ses efforts dans l’assistance aux citoyens et la préservation de la sérénité au niveau national», tout en évoquant du «positif et du négatif» quant au travail accompli par le gouvernement Djerad.
A son retour d’Allemagne, après une convalescence de deux mois, le président Tebboune a accompli plusieurs charges présidentielles dont une séance de travail avec le chef d’état-major de l’ANP, une réunion du Haut conseil de sécurité, la signature de la loi de finances 2021 et le décret promulguant la nouvelle Constitution adoptée lors du référendum du 1 novembre 2020.
Le président Tebboune a présidé ensuite la réunion du Conseil des ministres, la première depuis son séjour médical en Allemagne, au cours de laquelle il a fait état d’un «bilan plutôt mitigé avec du positif et du négatif» dans les performances ministérielles pour 2020. Le président avait pointé alors la gestion de certaines zones d’ombres ainsi que le système bancaire qu’il «convient de revoir, par un travail d’inspection au niveau de toutes les banques, notamment en ce qui concerne la transparence dans l’octroi des crédits», a-t-il dit.
Le Président de la République a présidé, par la suite, jeudi, une séance de travail consacrée à l’avant-projet de loi organique portant régime électoral, durant laquelle il a écouté un exposé du président de la Commission nationale chargée d’élaborer ledit projet de révision. Tebboune a également écouté par la même occasion l’intervention du président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Mohamed Charfi, à propos de la contribution de son instance à l’enrichissement des propositions du projet de révision de ladite loi organique.
Avant-hier, il a mis fin aux fonctions du ministre des Transports, Lazhar Hani, suite à «l’engagement d’une opération d’importation par la compagnie nationale Air Algérie de fournitures liée à l’activité de Catering et ce, sans tenir compte du contexte économique national et des orientations financières visant la gestion rationnelle des devises et la priorité à accorder à la production nationale». La décision de fin de mission a touché également le PDG d’Air Algérie et le responsable du catering au sein de la compagnie nationale. <