Parmi les qualités intrinsèques dont peut se réjouir et faire valoir un jeune, quels que soient sa nationalité et son niveau d’instruction, l’esprit d’entrepreneuriat figure incontestablement en bonne place du répertoire.

Néanmoins, toute compétence, tout esprit d’innovation ou prédisposition d’entreprendre risque, dans une grande majorité des cas, d’étouffer dans l’œuf et de se transformer en ratage à valeur de regret et désolation si leur porteur qu’est le jeune ne trouve pas d’orientation et d’accompagnement à la mesure de son potentiel et de ses projets qui germent dans l’attente de trouver concrétisation sur le terrain.
C’est le cas en Algérie où la configuration démographique compose avec une population juvénile, filles et garçons, fortement dominante et qui n’a, surtout, absolument rien à envier à ses semblables dans le monde entier, en matière d’ambitions et de désir à prendre part réellement à l’émancipation socio-économique du pays.
Sauf que, dans bien des cas et des situations, toute cette vitalité dont peut se prévaloir naturellement un jeune Algérien, et toutes ses prédispositions à s’engager dans la bataille de l’entrepreneuriat, de l’innovation et du développement se heurtent malheureusement à un environnement qui réunit toutes les conditions possibles pour les stopper et les réduire à de la simple théorie sans lendemains de concrétisation de projets.
En d’autres termes, l’éclosion est trop dure à réaliser par les jeunes entrepreneurs algériens, et leur épanouissement l’est d’autant plus.
Les chiffres souvent mis au-devant par les pouvoirs publics à travers les formules d’aide à la création d’entreprises chez les jeunes, dont notamment le dispositif ANSEJ, renseignent peut-être sur les efforts consentis au profit de cette catégorie, mais, dans bien des cas, cette démarche a servi des activités professionnelles au détriment de l’esprit d’entrepreneuriat et des métiers nouveaux.